Les tours
--> Les Damnés
Tout en moi brûle toujours autant ; la haine, la colère et la tristesse. Que les gardiens des tours gardent leur chaînes sanglantes, et se meurent par l'odeur du sang qui se venge, par l'acide de la chair qui pleine de colère, tremblante de veines avec l'ardeur de vengeance. Les évadés, mes tendres frères... Mes cloisons brisées, que vos corps imprégnent la poussière de mon même effroi, ces gris insolents, cette humidité malade, qui fait ramper le serpent dans notre bouche, et nous étouffe, étreint la bile sans qu'elle ne sorte de nos côtes ; cracher du vide, aucun souffle.
Nous sommes inaccessibles, m'as-tu répété, et la raison t'a bien trouvée ; personne n'aura plus rien de moi. Nous sommes damnés ; alors restons-le.
Ecrit par Izzy, le Jeudi 28 Février 2008, 22:40 dans la rubrique "Archives chapitre 3".




