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Jeudi (31/07/08)

Rencontre avec Luzbel

Là où rampe la mort, rampe toujours le serpent. Dissimulé dans son ombre, étouffant la mort dans ses étreintes de marbres noires. Et son venin n'est que la haine supprème qui circule dans nos veines. Quand le souffle blanc gagné sur mon corps, et ronger mon être tout entier, Luzbel apparu, ce ne fut pas un moment vierge où le serpent et la damnée se rencontraient.

[Ma voix retentit, réclama un serpent, le mot "Invictus" résonna, non pas le précédent... Une voix pleine, sans écho, sans lointain, le présent non assiégé encore vivace de sang et de présence sans tremblements ni faiblesses. Ce fut le serpent, et non pas le hasard qui envoyait un simple don que réclamait l'esprit sans conviction d'une petite fille que la peur aggripait encore et donner peine à oser blesser.

Son grand corps long apparut après qu'elle est attendue sagement comme un mortel patient ; elle le saisissa mais ce ne fut pas un serpent, mais le serpent. Un jaune puissant et maussade s'emparait des couleurs de son corps, sa grandeur égalait ses yeux ardents d'un gris au bleu océan qui mourrait en cendres. Ce n'était plus un simple serpent pour elle. Lorsque ses gémissements tels que des cantiques ou récitations violentes sortirent ; et le coeur serrait, perdue, s'étranglant dans sa peur, Raphaëlle étrangla le serpent qui devint rouge et enfonça ses profonds crocs dans les paumes de ses deux mains, attaquant plusieurs fois. Quatres cicatrices se tracèrent comme une encre délavée noire en des triangles étranges, pourtant la douleur semblait s'être dissipée, presque jamais avoir exister, des triangles qui n'eurent pas de sens, mais qui s'inscrivirent dans ses veines. Le serpent disparut. Les cicatrices ne semblaient pas ressemblaient à la morsure d'un serpent, mais de sceaux qui n'eurent plus que l'écho du mot invincible...]

Le sifflement aigu de Luzbel réveilla les paroles du démon et de la damnée. Son coeur battait peu, mais elle était encore en vie, et elle était doter d'un pouvoir qu'elle tenter de diminuer pour rejoindre les pans noires d'une robe éternelle.

" Nous nous n'oublions jamais qui nous sommes". Répéta le serpent, le présent tremblait, et l'écho résonnait contre les murs blanchâtres qui se fissuraient sous sa voix puissante, de nouveau pleine. Elle respira lentement, posa les yeux sur lui et arracha les aiguilles enfonçées dans sa chair ; sa respiration eu une sacade imprudente, mais le serpent siffla une seconde fois.

Seulement des murs blancs. Elle leva la main et la referma avec haine.

Ecrit par Izzy, à 17:17 dans la rubrique "News".

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Samedi (12/07/08)

Sombrer

"J'aurais voulu vivre encore..." Répéta sa voix, qui résonna dans mon crâne comme le souffle de la mort qui murmure votre nom et arque sa puissance dans une sensualité paisible.

Quand les corps rampent, se traînent, souillés par leur propres erreurs, ils désertent leur esprit ; ces derniers sèchent le long d'un sol qui contient leurs cicatrices, apparaissant à la lumière grisonnante de leur coeur détruit. Ce n'est plus ce profond coma qui m'avait noyée dans ses câbles blanchâtres qui m'envoi sombrer, c'est seulement le noir qui me fait avancer vers la lumière pour m'auto-détruire. Je n'ai plus la force suffisante pour me retourner, et m'arrêter. Chaque pas inscrit une cicatrice sanglante dans ma peau, et mon coeur diminue en écho à mon souffle.

Et les murmures disaient seulement "Elle marche vers le soleil pour mourir".

Elle regardait par la fenêtre tout en gardant son cri. La fillette sentit ses jambes saignées ; pleurant leur remords et leurs regrets mais ses muscles furent prêts... 

Ecrit par Izzy, à 02:40 dans la rubrique "News".

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Mardi (08/07/08)

Le soldat solitaire

Toi qui tue, qui tueras encore jusqu'a que ton souffle ne disparaisse pour reposer entre les racines de la terre. La solitude est un profond désir. Etre seul pour tuer, seul à sentir son sang battre, à sentir la puissance : il faut être seul pour comprendre ce que l'on est, et seul pour se réjouir.

Né pour combattre, piétinner, tuer, détruire. Les corps ne sont plus que des êtres humains, réduit à eux-mêmes dans leur propre sang, et membres sans vie. Oter des vies pour marquer l'histoire, pour la pérpetrer, et avoir sa place. Tuer parce que c'est ainsi que l'homme doit faire son histoire, et c'est ainsi qu'il gagne chaque fois plus. Ce n'est plus une question de quelques êtres, mais ça en deviendra des milliers, que chaque balle réclamera et que lui-même ne pourra satisfaire, car il n'y a jamais assez de morts sous ses pieds. Du sang, du sang, encore et encore... Du plaisir d'une vigueur extrême pour voir s'élever le plus beau drapeau, d'une gloire sans fin.

Etre seul c'est la vérité d'une puissance, que toi tu connais, et que d'autres connaîtrons derrière ton sillage, et j'en serai l'une des plus ferventes, sous le collier noir de ton torse blanchâtre... Reposera la poitrine d'un feu surpuissant.

Ecrit par Izzy, à 23:33 dans la rubrique "News".

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Dimanche (29/06/08)

Fillette

Notre échange

Les choses n'ont plus aucun intérêt, toi qui t'épaissit sous la lumière et qui disparaît... La malade de la vie ne peut être autre que moi, qui ne supporte ni les couleurs, ni cette pitoyable gaieté qui règne. Puisque tout tend à mourir, mon âme, mon corps, et tout ce qui reste de mon esprit, de ce que la nature nous supprime à chaque instant, qu'elle soit rapide...

Sans tes jambes, fillette, tu ne peux plus courir ni espérer te blesser ; puisque l'écorchure t'a retirée tes pas ; laissant le serpent mordre tes veines bleutées, alors tu dois attendre ton péril, et écouter ta torture entre les lignes propres de tes mains ou ta douleur fébrile. Tu ne peux plus errer, mais je le ferai pour toi, là où nous cherchons tous à rester ; il n'y a que la haine qui nous maintiennent en vie, et son héritage est précieux.

Toi tu me feras disparaître, et moi je te rendrais ta vie. Ôte-moi du monde, parce que tout se détruira : j'en suis la principale auteur.

Ecrit par Izzy, à 12:13 dans la rubrique "News" - Mise à jour : Jeudi 10 Juillet 2008, 01:40.

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Dimanche (15/06/08)

Errer ou mourir

Ni vivre, ni survivre, déjà morte dans l'âme, il ne reste qu'a errer avant que la mort définitive morde mes lambeaux avec son soin précieux. Si j'avais encore un souffle, je pourrais révolutionner ce que je dois révolutionner, et si j'avais encore la force je tuerai les langues avant qu'elles ne se justifient à moi, mais ce sont elles qui se font échos bruyantes, disparaissent et m'assourdissent.

Et les goûts se disperçent, la vie s'étrangle, la vue également, je n'ai plus qu'un coeur pour souffrir, et c'est tout ce qu'il me reste. Et quand le sang cessera de se répandre, les barrières ne seront plus, et je ne serai plus que l'errant fleuve du silence.

Si la gargouille encore de pierre ne désire pas bouger, c'est que son corps déjà est fissurée par la mort.

Ecrit par Izzy, à 19:50 dans la rubrique "News" - Mise à jour : Dimanche 15 Juin 2008, 21:07.

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Vendredi (06/06/08)

L'étouffement

Chaque os, chaque fibre, chaque fragment porte la lourdeur ; comme un squelette porte les fantômes dont il n'accouchera plus jamais. Et tout ce qui pèse, se brise dans chaque mouvement ; mais ce mal ne s'expulse plus entre des lèvres endoloris.

Et tout ce qui s'étouffe, s'étire entre mes doigts, serre et étrangle mon cou, entre ces draps blancs, entre ce visage enfonçé dans  le tissu mortel. Redonne-moi vie. Avant que je ne sombre au plus profond de l'errance elle-même. Cette errance dont je croyais être revenue, et qui suit mon trépas en m'enfonçant dans la rougeur de l'âme.

Juste le poids de tes mains sur les miennes... Effacerait ma douleur.

Mais je suis dans la gorge du néant.

Ecrit par Izzy, à 23:27 dans la rubrique "News" - Mise à jour : Samedi 7 Juin 2008, 01:11.

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Jeudi (22/05/08)

L'organe qui n'est plus

Ignore, ou si tu n'ignore pas, détruis le problème.

Là où tout semblait reprendre vie, ce n'était qu'un semblant où la mort rôde encore chaque seconde. Chaque guérison n'est rien de plus qu'un mensonge, où les damnés ne cherchent qu'a souffrir pour continuer à être ce qu'ils ont toujours été ; que la maladie soit, parce qu'il n'y a rien que nous voudrions vraiment changer. Hormis ce qui nous enchaîne... Sous des pans de terreurs, où d'autres se noient, nos mains froides broient l'eau sans toucher leurs squelettes.

Et c'est la bouche froide des furies ennuyeuses qui disparaissent à leurs tours ; ce ne sont plus nos obséssions, ce ne sont que des filets amers, qui nous poursuivent et nous pénétrent d'entraille à entraille, et lorsque ces filets ont toucher la chair froide d'un coeur qui n'est plus, plus aucun ne se retient de devenir muet. Criant seulement sous une chair endoloris, incapable de parler.

Si ils ne se détruisent pas, si je ne les détruit pas, alors que la mort nous emporte.

Ecrit par Izzy, à 21:38 dans la rubrique "News".

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Mardi (11/03/08)

Le son des chaînes

J'entends leur bruit, la lumière revient brûler, bienveillante aux apôtres ignorants, ignoblement différents de nous. Le son claque, foudroie les roches aiguisées. La lumière qui nous tue, la lumière des autres mais pas des nôtres, enchaîne et brise, cloue la lumière à nos yeux.

Je me bats sans cesse pour toi, et quand les temps s'appaisent, le péril reprend. Je ne veux pas que te posséder, je veux te vivre.

Ma noble liberté ; que mon corps en soit sauver, sinon que la mort emporte toute mon honorable fierté...

Ecrit par Izzy, à 22:54 dans la rubrique "News".

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Jeudi (28/02/08)

Les tours

Les Damnés

Tout en moi brûle toujours autant ; la haine, la colère et la tristesse. Que les gardiens des tours gardent leur chaînes sanglantes, et se meurent par l'odeur du sang qui se venge, par l'acide de la chair qui pleine de colère, tremblante de veines avec l'ardeur de vengeance. Les évadés, mes tendres frères... Mes cloisons brisées, que vos corps imprégnent la poussière de mon même effroi, ces gris insolents, cette humidité malade, qui fait ramper le serpent dans notre bouche, et nous étouffe, étreint la bile sans qu'elle ne sorte de nos côtes ; cracher du vide, aucun souffle.

Nous sommes inaccessibles, m'as-tu répété, et la raison t'a bien trouvée ; personne n'aura plus rien de moi. Nous sommes damnés ; alors restons-le.

Ecrit par Izzy, à 22:40 dans la rubrique "News".

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Dimanche (24/02/08)

Le seul rêve

Je ne sais ce que cela veut dire, ou bien les choses me dépassent ; mes rêves me montrent que je te rejoins, que je cherche sans cesse, quitte à errer pour reprendre vie devant tes yeux.

Je crache du sang, et mon coeur perd de son ardeur. Le temps où mon sang coule sur l'herbe, entre les eaux froides et sans pitié qui me tiraillent est là ; entre le soleil brûlant qui m'aveugle, et me tue... Je sais trop de choses, la douleur en résulte. Paralysées par des chaînes ; de nouveau, je ne fais plus qu'attendre que ma colère s'échappe pour vivre. Le coma m'endort encore trop... Mais je te vois... Je peux tout avoir en l'ordonnant, et pourtant le silence règne.

Ecrit par Izzy, à 12:45 dans la rubrique "News".

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