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Jeudi (10/07/08)

Ecrit par Izzy, à 02:46 dans la rubrique "~ Bestiaire ~" - Mise à jour : Jeudi 10 Juillet 2008, 03:20.

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Jeudi (31/05/07)

Ecrit par Izzy, à 16:21 dans la rubrique "~ Bestiaire ~" - Mise à jour : Vendredi 6 Juin 2008, 20:32.

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Vendredi (25/05/07)

Ecrit par Izzy, à 02:45 dans la rubrique "~ Bestiaire ~" - Mise à jour : Vendredi 6 Juin 2008, 20:32.

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Lundi (09/04/07)

Doggy

Ecrit par Izzy, à 01:40 dans la rubrique "~ Bestiaire ~" - Mise à jour : Vendredi 6 Juin 2008, 20:32.

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Dimanche (08/04/07)

Ecrit par Izzy, à 23:25 dans la rubrique "~ Bestiaire ~" - Mise à jour : Vendredi 6 Juin 2008, 20:33.

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Dimanche (24/07/05)

Bête

Ecrit par Izzy, à 18:33 dans la rubrique "~ Bestiaire ~" - Mise à jour : Vendredi 6 Juin 2008, 20:34.

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Dimanche (03/04/05)

Raven

Ecrit par Izzy, à 19:06 dans la rubrique "~ Bestiaire ~" - Mise à jour : Vendredi 6 Juin 2008, 20:36.

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Vendredi (18/02/05)

Ecrit par Izzy, à 04:28 dans la rubrique "~ Bestiaire ~" - Mise à jour : Vendredi 6 Juin 2008, 20:37.

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Jeudi (17/02/05)

Créatures

Mon bestiaire

Ange : C'est un être spirituel considéré comme un messager ou un intermédiaire entre Dieu ou les dieux et l'humanité. Le terme vient du grec aggelos, « messager ». 
Que l'on se situe dans la religion grecque ancienne, dans le judaïsme (en hébreu mal'ak signifie « envoyé »), dans le christianisme, ou dans l'islam, ce sont des anges, messagers divins envoyés aux humains pour les instruire, les informer ou leur donner des ordres, qui jouent le rôle d'intermédiaires entre l'homme et le divin. 
Plus libres et plus puissants que les hommes, ils sont cependant soumis au divin.
Un ange peut aussi faire office de gardien, de protecteur, en tant que guerrier céleste et même puissance cosmique.
Par ailleurs, la ligne qui sépare le bon ange du mauvais, ou démon, est parfois floue.
Les anges sont des puissances personnifiées. 
Dans la tradition juive 
Dans sa dévotion pour le monothéisme, culte d'un seul Dieu, l'ancien peuple d'Israël transforma, semble-t-il, tous les dieux vénérés précédemment (comme, par exemple, le dieu du puits, dit Lahaï Roï, voir Genèse, XVI,14) en anges servant le Dieu unique, un peu comme des courtisans serviraient un roi. Il était, en effet, nécessaire de reconnaître l'existence de puissances intermédiaires entre le Dieu d'Abraham et les hommes.
Cette acceptation de la croyance aux anges fut une évolution relativement facile parce que les dieux inférieurs et les anges pouvaient être appelés «!fils de Dieu!».
Dans la pensée hébraïque traditionnelle, on pensait que les anges avaient une forme humaine masculine, de sorte qu'on les prenait parfois pour des hommes. 
Après l'exil babylonien d'Israël (597-538av.J.-C.), la pensée juive sur les anges se modifia et s'enrichit considérablement.
S'inspirant de l'art mésopotamien, des artistes et des écrivains dotèrent les anges d'ailes, même les anges anthropomorphes, et se prirent d'intérêt pour les vêtements, le nom et le rang relatif des anges. 
Le symbole des ailes eut deux significations principales: la beauté et la capacité de s'envoler au-dessus de la condition humaine.
Ainsi on pensa que la mort n'affectait pas les anges. 
Outre l'influence mésopotamienne, la tradition dualiste perse ajouta une autre dimension à la conception juive des anges avec sa croyance en des anges bienfaisants et en des anges destructeurs, en rébellion contre Dieu.
La communauté juive de Qumran ou Esséniens, par exemple, considérait le monde comme un champ de bataille, la scène d'une lutte entre l'Esprit de Vérité et l'Esprit du Mal, ce dernier étant une puissance angélique opposée à Dieu et appelé Bélial. 
Dans le christianisme 
Par la suite, le folklore angélique connut un développement extraordinaire dans le judaïsme et le christianisme, notamment parce qu'il perpétua l'ancienne pratique consistant à absorber les dieux des religions polythéistes en les transformant en anges. 
Bien que la croyance dans les anges soit largement reconnue par la Bible, certains théologiens pensent que la référence aux anges fut adoptée par les écrivains bibliques à la fois comme outil littéraire pour personnifier la présence divine et comme moyen de reléguer à l'arrière-plan les dieux des religions polythéistes. 
D'autres pensent que les anges rappellent aux chrétiens la transcendance du Dieu inaccessible qui a voulu communiquer avec les hommes. 
Certains chrétiens des premiers siècles ont pensé que Jésus était un ange et non un homme véritable, ce qui provoqua des discussions théologiques poussant les chrétiens à préciser progressivement les deux natures humaine et divine du Christ. 
Dans l'Islam
S'inspirant des traditions du judaïsme et du christianisme, considérées comme des révélations authentiques ayant précédé la révélation finale de Mahomet, l'islam élabora sa propre hiérarchie des anges.
Le Coran mentionne souvent les anges (principalement Gabriel, le transmetteur de la Révélation), ainsi que les démons et les djinns, et la théologie musulmane leur consacre une place importante.
Nombre d'entre eux, notamment les archanges Michel et Gabriel ou ceux qui soutiennent le trône d'Allah (un lion, un aigle, un taureau et un homme), trahissent une inspiration judéo-chrétienne directe.
Les anges sont pour l'islam impeccables (ils ne peuvent pas commettre de faute), asexués et supérieurs aux hommes et aux prophètes, sauf à Mahomet.
La religion arabe pré-islamique était polythéiste, ce qui explique peut-être l'apparition d'une hiérarchie angélique dans l'islam.
Gardien ou signe d'un divin diffus, l'ange est l'une des figures centrales des courants de spiritualité occidentales contemporaines, rassemblées sous l'étiquette de « Nouvel Âge » (New Age).

Archange : L'Archange est un être céleste, hiérarchiquement supérieur aux autres anges. La littérature juive et chrétienne connaît sept archanges « qui se tiennent devant la gloire du Seigneur et pénètrent en sa présence » (Livre de Tobie, XII, 15). Trois seulement sont nommés dans la Bible : Michel, préposé au peuple élu ; Raphaël, le guérisseur et compagnon de Tobias ; Gabriel, messager de sl'Annonciation dans le Nouveau Testament. Seuls ces trois noms ont été retenus par la tradition catholique depuis le concile de Rome convoqué par le pape Zacharie (745). Ils sont fêtés ensemble le 29 septembre. La tradition rabbinique, la religion orthodoxe et divers apocryphes donnent des listes de noms divergentes pour les quatre autres archanges. Seul Uriel est cité par toutes les traditions. Dans l'islam, la croyance veut que quatre archanges portent le trône d'Allah. Selon la tradition chrétienne, les archanges appartiennent au huitième des neuf chœurs des anges définis par la Hiérarchie céleste de Denys le pseudo-Aréopagite. Placés selon leur importance, en ordre décroissant, ces chœurs sont : les séraphins, les chérubins, les trônes, les dominations, les vertus, les puissances, les principautés, les archanges et les anges.
 

Basilic : Le Basilic est le plus dangereux de ces animaux car il peut naître dans chaque ferme.
C'est le roi des serpents. A l'origine il ne mesure que 0,5 pied mais ensuite il devient un monstre de grande taille. Son haleine et son regard sont mortels mais si l'homme aperçoit le basilic le premier, celui-ci trépasse. La belette est le seul animal capable de tuer le basilic. Il est figuré par un coq à queue de dragon ou par un serpent aux ailes de coq. . .

Béhémoth : D'après le "LIBER FLORIDUS", recueil de textes théologiques et historiques composé vers 1260 par LAMBERT, Chanoine de SAINT-OMER, "le BEHEMOTH est une bête monstrueuse à tête de lion, aux ailes et aux pattes de chauve-souris, qui sert de monture au Diable.
 

Centaure : Le Centaure est né de la combinaison de deux individus très différents : l'homme et le cheval. En dépit de la singularité de ses formes, il n'est pas repoussant, et, de toutes les créatures mythiques, c'est sans doute la plus harmonieuse. La légende fait vivre ce peuple sauvage en Thessalie et en Arcadie. Selon les uns, ils seraient les enfants d'Ixion, roi de Thessalie, pour d'autres, ils descendraient d'Apollon, le dieu du Soleil.   Le Centaure le plus connu est Chiron, fils de Cronos, métamorphosé en cheval, et de Philyra, fille d'Océanos. Il vivait dans les montagnes et était très sage et savant. On dit que Chiron enseigna à Esculape la science des herbes médicinales, à Hercule l'astronomie, à Achille les arts martiaux. Toutefois, les Centaures n'eurent pas tous l'âme noble et l'esprit raffiné de Chiron. En effet, les chroniques mythologiques nous les dépeignent comme des êtres brutaux qui, ayant été invités à un festin de noces, s'enivrèrent et enlevèrent les épouses de leurs hôtes, les Lapithes. Ces derniers les chassèrent de Thessalie au terme d'un combat acharné. Cette bataille a souvent été représentée dans l'art archaïque grec, et notamment dans les principaux temples du Vè siècle avant  J.-C.: le temple de Zeus à Olympie, le Parthénon dAthènes, le temple dApollon à Phigalia. Dans l'Enéide, Virgile fait des Centaures les gardiens des Enfers, en compagnie d'autres monstres mythologiques comme la Chimère, les Harpies et les Gorgones. La bataille entre les Centaures et les Lapithes a fourni à la sculpture un très beau sujet, symbolisant la lutte entre la sauvagerie et la civilisation. Les Centaures étaient caractérisés par leur sauvagerie et leur violence; on les disait adonnés à l'ivresse et à la luxure, et souvent on les représentait dans le cortège des adorateurs de Dionysos, le dieu du Vin. Il existait pourtant deux notables exceptions parmi ces créatures bestiales : c'étaient les Centaures Pholos, ami d'Heraclès, et surtout Chiron, célèbre pour sa bonté, son savoir et sa sagesse. Il fit l'éducation de plusieurs héros grecs, parmi lesquels Achille et Jason.

Cerbère : Cette créature rendit perplexes poètes et écrivains, en raison des descriptions multiples et diverses qui en ont été faites. Le chien Cerbère, monstre de la mythologie grecque, est le gardien des Enfers.La tradition classique le représente comme un chien à plusieurs têtes : 3, 50 ou même 100 ! Mais le plus exceptionnel était l'aspect féroce de ce gardien implacable : têtes constamment en mouvement; cou hérissé de serpents; gueules béantes, hurlant sans trêve, et crocs sans cesse découverts; griffes lacérant les âmes des damnés. Cerbère, dit-on, "saluait" ses hôtes en frétillant de sa queue serpentiforme, mais ses gueules largement ouvertes ne laissaient pas échapper ceux qui tentaient de fuir. Il n'a que 3 têtes dans la plupart des représentations graphiques : Virgile cite trois gueules avides et Ovide un triple aboiement.   Seuls parvinrent à le maîtriser Hercule et Orphée qui le charma de sa lyre. D'autres cultures eurent leur cerbère "national" : la mythologie scandinave évoque Garmr, gardien des morts, et les légendes brahmanique et bouddhiste décrivent des bourreaux à figure de chien à quatre yeux, gardant les enfers et ceux qui y vivent. Le Cerbère vient du mot grec Kerberos !
Il est le fils de Typhon et d'Echidna et ce n'est pas Hercule mais Héraclès qui l'a vaincu ou plutôt dompté ! Et enfin, Psychée et Enée, conduits par la sibylle de Cumes (Eneide), amadouent le Cerbère avec des gâteaux ! Le chien Cerbère etait le gardien des Enfers connu sous le nom d'Hadès. C'est bien hercule qui vainquit le Cerbère, Heracles étant le nom grecque d'Hercule (latin). Il le captura de ses mains nues et l'amena sur terre a Trezene, avant de le renvoyer aux enfers. Et c'est dans la mythologie romaine, que Psyché et Énée parvinrent à l'amadouer avec des gâteaux de miel et poursuivirent ainsi leur voyage au royaume des morts.


Cyclope : En Grec, le mot « Cyclope » signifie « à oeil unique ». Dans la théologie Grecque, les Cyclopes étaient des géants qui ne possédaient qu'un seul oeil , énorme, placé au milieu du front.  Ainsi, selon Hésiode (poète Grec qui vécut vers le VIIIè - VIIè siècle av. J.-C.), trois des fils d'Ouranos (personnification du Ciel), et de Gaïa, (personnification de la Terre), étaient des Cyclopes. Ceux-ci, Argès, Brontès et Stéropès (Éclair, Tonnerre et Foudre) avaient été précipités dans le monde souterrain (enfermés dans l’abîme du Tartare) par Ouranos, qui craignait d’être détrôné par ces géants  Mais Gaia se vengea, et, aidé par l’un de ses fils, Cronos, délivra les Cyclopes une fois Ouranos renversé. Mais Cronos, craignant également d’être détrôné, les enferma à nouveau dans le Tartare. C’est alors que Cronos fut renversé par Zeus, son propre fils. Il libéra alors les Cyclopes de leur prison souterraine, reconnaissants, ils lui firent don du tonnerre et des éclairs, grâce auxquels il put vaincre Cronos et les Titans, et devenir le maître de l'Univers. Ils donnèrent aussi à Poséidon son trident et à Hadès le casque qui le rendait invisible. Ils se mirent de plus au service de Zeus. Dans une version du mythe, Apollon les élimina pour venger la mort de son fils Asclépios, tué par la foudre qu'ils avaient fabriquée. Certains textes plus tardifs font d'eux les forgerons d'Héphaïstos.Ils sont souvent décrits comme habiles dans leur travail. Les Grecs leur attribuaient ainsi les lourdes fortifications de Tirynthe et de Mycènes, dans le Péloponnèse.   Mais dans « L'Odyssée » d'Homère, les Cyclopes étaient des bergers qui vivaient en Sicile. Issus d'une race sans foi ni loi, sauvage et cannibale, ils ne craignaient ni les dieux ni les hommes. Ulysse fut fait prisonnier avec ses hommes dans la caverne du cyclope Polyphème, fils de Poséidon (dieu de la Mer). Pour s'échapper de la caverne, alors que le géant avait déjà dévoré six de ses hommes. Ulysse le soûla, puis creva son oeil unique avec un pieu acéré. Une fois réfugié sur son navire, Ulysse se moqua du géant aveuglé et lui révéla son nom.Cet épisode semble être l'une des raisons de l'acharnement de Poséidon contre Ulysse. Ainsi il existe plusieurs versions du mythe du Cyclope. Pour les Romains, les Cyclopes travaillaient avec Vulcain dans les forges de l’Etna. 

Démon : Démon, être surnaturel, esprit ou force capable d'influer sur l'existence humaine, généralement de façon maléfique. Le démon est présent, sous des formes diverses, dans la plupart des religions. Il appartient également au vocabulaire de l'occultisme et constitue un thème mythologique et littéraire. L'étude des démons est appelée démonologie. L'exorcisme, qui consiste à délivrer un individu ou un lieu d'un démon qui le possède, a été pratiqué dans de nombreuses religions. La croyance aux esprits du mal et à leur capacité d'agir sur la vie des êtres humains est très ancienne. De nombreux peuples primitifs croyaient en des esprits qui habitaient tous les éléments de la nature. Les esprits du mal, ou démons, étaient les esprits des ancêtres qui venaient tourmenter les vivants. Les sociétés qui pratiquaient le culte des ancêtres cherchaient à influencer les bons et les mauvais esprits. Certaines civilisations anciennes, notamment celles d'Égypte et de Babylone, pensaient que certains de ces esprits étaient responsables du fonctionnement des organes et que certaines maladies étaient provoquées par des démons. Les esprits et les êtres démoniaques constituent un élément important de l'hindouisme. Les textes sacrés hindous, appelés Veda, composés vers 1 000 av. J.-C., décrivent divers êtres démoniaques, notamment les asura et les pani, qui tourmentent les gens et oeuvrent contre les dieux hindous. Le mot «démon» vient d'un mot grec ancien, daimon, qui désigne des êtres que leurs pouvoirs spéciaux plaçaient entre les humains et les dieux. Ces êtres avaient aussi bien la capacité d'améliorer la vie des gens que d'exécuter le châtiment voulu par les dieux. Les principales idées chrétiennes sur les démons proviennent d'allusions de l'Ancien Testament à des êtres maléfiques ou «esprits impurs». Au Moyen Âge, la théologie chrétienne avait déjà établi une savante hiérarchie d'anges, qui étaient associés à Dieu, et d'anges déchus, ou démons, dont le chef était Satan. Satan était considéré comme le premier ange déchu. On trouve également dans l'islam un système complexe de démons. Les textes musulmans décrivent un groupe d'êtres maléfiques appelés djinns, qui sont cause de destruction et règnent partout où des actions mauvaises sont commises. Le premier djinn, qui s'appelait Iblis, fut chassé par Allah parce qu'il refusait de vénérer Adam, le premier homme. Les démons sont devenus un élément du folklore un peu partout dans le monde. Beaucoup ont des qualités spécifiques. On connaît notamment les vampires, qui sucent le sang des vivants, ou encore les oni japonais, qui passent pour être responsables des tempêtes. En Écosse, les légendaires kelpies hantent les étangs, prêts à attirer au fond de l'eau les voyageurs imprudents. La croyance populaire aux démons et aux esprits du mal n'a cessé de décliner depuis le XVIIIe siècle.

Diable : Diable, dans les croyances chrétienne, islamique et hébraïque tardive, l'esprit suprême du mal qui règne depuis les temps immémoriaux sur un royaume d'esprits malins et qui s'oppose constamment à Dieu.
Le mot provient du grec diabolos («!calomniateur!»), passé au latin ecclésiastique sous forme de diabolus. 
Le terme fut utilisé dans la traduction grecque de la Bible, la version des Septante, non pour mentionner des êtres humains, mais pour traduire l'expression hébraïque ha-satan («le satan!»), utilisée à l'origine comme le titre d'un espion errant au service de Dieu, rassemblant des renseignements sur les êtres humains lors de ses voyages terrestres. Comme certains aspects de cette figure céleste rappelaient des agents des services secrets des royaumes du Moyen-Orient, il n'est pas surprenant que le satan soit considéré comme un personnage qui cherche à créer la sédition là où elle n'existe pas et qu'on voie en lui un ennemi des êtres humains voulant les écarter de Dieu. Les spéculations sur le satan portent essentiellement sur l'origine et la nature du mal. 
Dans la tradition juive tardive et donc dans la pensée chrétienne primitive, le titre devint nom propre; on commença à considérer Satan comme un adversaire non seulement des hommes mais aussi et surtout de Dieu. 
Ce développement est probablement le résultat de l'influence de la religion zoroastrienne, avec ses pouvoirs opposés du bien (Ohrmazd) et du mal (Ahriman). Mais dans le judaïsme et dans le christianisme, le dualisme est toujours provisoire ou temporaire, le diable étant finalement soumis par Dieu.  Dans les écrits de la secte de Qumran conservés dans les manuscrits de la mer Morte, le diable est personnifié par Bélial, l'esprit de la méchanceté. Pour certaines branches de la pensée rabbinique, Satan est lié à l'«!impulsion du mal!», qui est ainsi personnifiée dans une certaine mesure. Cette personnification correspond dans le judaïsme à l'idée selon laquelle les êtres humains peuvent être soumis à des forces malveillantes distinctes de leur volonté consciente. Ainsi, on retrouve dans le judaïsme et le christianisme la croyance que les hommes peuvent être «!possédés!» par le diable ou par ses subordonnés, les démons. L'essentiel de la pensée chrétienne concernant le diable est peut-être que Jésus-Christ est venu pour mettre fin à l'emprise que le diable et ses démons avaient sur l'ensemble de l'humanité (la «possession» de quelques-uns est le symptôme de la domination générale sur tous), et que par la crucifixion, le diable et ses acolytes furent condamnés paradoxalement à la défaite finale. Au Moyen Âge, le diable était présent dans l'art et le folklore, presque toujours représenté comme à moitié animal, à moitié homme, avec une queue et des cornes, méchant et impulsif, parfois accompagné de diablotins. L'idée que ces derniers pouvaient s'introduire dans les êtres humains servait plus à différencier les possédés des gens normaux qu'à indiquer quelque chose sur la situation de toute l'humanité. L'islam, qui considère le judaïsme et le christianisme comme étant réellement d'inspiration divine, y a puisé son concept du diable. Iblis, le diable, est mentionné dans le Coran, où il est le seul ange à refuser de se prosterner devant Adam. Il est donc maudit par Allah qui le laisse libre de tenter les faibles, comme il le fait dans le récit coranique du Jardin d'Éden. 

Dragon : Les serpents ont toujours suscité une répugnance instinctive, et il semble que les Grecs appelaient "dragon" tout reptile ressemblant à un serpent. En Occident comme en Orient apparaît cet animal fabuleux : un serpent gigantesque avec des ailes de chauve-souris, des pattes munies de serres, une peau couverte d'écailles, une énorme gueule crachant du feu. Le dragon a souvent été représenté comme le gardien d'un trésor.
Ce fut le cas des Grecs qui en firent le gardien de la Toison d'or et du jardin des Hespérides. Dans de nombreux récits bibliques le dragon est représenté comme un monstre à plusieurs têtes, combattant Yahvé et son peuple. Tradition reprise au Moyen Age, où le dragon personnifie le démon et ses pouvoirs. Dans ces légendes, le dragon est toujours un être maléfique qui terrorise un pays et dévore des innocents : un guerrier ou un saint réussira à le vaincre grâce à leur courage et à une aide surnaturelle.  En Chine, le dragon est l'un des quatre animaux magiques avec le phénix, la licorne et la tortue. Mais, à la différence des occidentaux, les dragons asiatiques ne sont pas toujours maléfiques. On dit qu'un roi chinois possédait des dragons dans ses écuries.
Il les utilisait comme monture ou leur faisait tirer des carrosses. Les paysans chinois, eux, préféraient associer le dragon aux évènements de la nature, aux nuages et à la pluie, surtout. Les Chinois disaient que le dragon tirait sa force d'une petite perle qu'il conservait entre ses lèvres, prêt à l'avaler car, si on la lui prenait, il devenait doux et inoffensif comme un agneau. Dans l'Antiquité, au Proche-Orient, le dragon symbolisait le mal et la destruction.
Cette conception se retrouve, par exemple, dans l'Enuma Elisha, oeuvre épique de la littérature mésopotamienne (v. 2000 av. J.-C.). Incarnation des océans sous forme de dragon, la déesse Tiamat, l'un des principaux personnages de cette légende, commande aux hordes du chaos et son anéantissement précède l'apparition de l'univers ordonné. Dans la mythologie égyptienne, Apopis, le dragon des Ténèbres, était vaincu chaque matin par Rê, le dieu du Soleil. Dans les écritures hébraïques, le dragon est assimilé à la mort ou au Mal.
Le christianisme hérita de cette symbolique, comme en témoigne la figure du dragon dans l'Apocalypse et dans toute la tradition chrétienne. L'art qui s'en inspire fait du dragon l'image du péché et du paganisme, dont triomphent avec éclat les saints et les martyrs. La légende de saint Georges et du dragon en constitue un exemple éloquent. Le dragon est un gardien doté de pouvoirs supérieurs dans la mythologie gréco-romaine; aussi le dragon de Ladon veille-t-il sur les pommes d'or du jardin des Hespérides. De même, au Moyen Âge, on lui attribua le rôle de geôlier des jeunes filles captives. Pour les Grecs et les Romains, les dragons possédaient de surcroît la faculté de comprendre les secrets de la terre et de les transmettre aux mortels, et l'animal figurait fréquemment sur les étendards romains. Le dragon est tantôt terrifiant, tantôt bienfaisant dans les légendes populaires des tribus païennes de l'Europe du Nord. Dans l'épopée des Nibelungen, Siegfried tue un dragon et conquiert l'invincibilité, après s'être couvert du sang de ce dernier. L'un des principaux épisodes du poème de Beowulf relate également un combat avec un dragon. Les Scandinaves ornaient la proue de leurs drakkars (dérivé du mot «dragon») de sculptures reproduisant les traits du monstre. Les guerriers celtes qui envahirent l'Angleterre choisirent, pour leur part, le dragon comme emblème héraldique, symbole de souveraineté. 
Le dragon figura sur les boucliers des tribus teutoniques qui envahirent tour à tour l'Angleterre et, jusqu'au XVIe siècle, sur les pavillons de guerre des rois d'Angleterre ainsi que sur les armoiries traditionnellement portées par le prince de Galles. Dans la mythologie de nombreux pays d'Extrême-Orient, notamment en Chine et au Japon, le dragon représente le pouvoir spirituel suprême. Il est le plus vieil emblème de la mythologie orientale et le motif le plus souvent représenté dans l'art. Le dragon symbolise le pouvoir céleste et terrestre, la sagesse et la force. Il vit dans l'eau, apporte prospérité et chance, et, selon la croyance chinoise, la pluie bienfaisante. 
Lors des défilés traditionnels du jour de l'An chinois, le dragon est supposé repousser les mauvais esprits durant la nouvelle année. Le monstre à cinq griffes, distinct du dragon ordinaire à quatre griffes, devint l'emblème impérial chinois, alors que les Japonais lui attribuent trois griffes seulement.  Dans la mythologie hindoue, Indra, roi des Cieux, tue Vitra, dragon des Eaux, pour libérer la pluie. Dagon, dieu de la Fertilité adoré par les Philistins, qui l'adoptèrent lors de leur installation en Palestine, et dans tout l'ancien Proche-Orient. On sait que son culte a existé dès 2500 av. J.-C., et il est mentionné plusieurs fois dans l'Ancient Testament. Les origines possibles de son nom sont nombreuses : le mot hébreu pour «grain», le mot sémitique pour «blé» ou le mot hébreu pour «poisson». La dernière de ces origines donna naissance à la représentation de Dagon en sirène, moitié homme, moitié poisson. Dagon est aussi considéré par la légende comme l'inventeur de la charrue. 

Elfe : Il ne serait pas facile de donner une définition générique des elfes. Si l'on regarde les toutes premières définitions données par les mythologies celtiques et gaëliques, on parle de petits êtres gracieux dont le rôle est de jouer des mélodies avec les feuilles des arbres. Ils constituent donc des esprits élémentaires de l'air, et ont de grandes affinités avec l'art et la musique en particulier.Cette définition a toutefois bien évolué... Il est dit que les elfes sont les maris des fées, et que ceux-ci sont des cousins du petit-peuple (les pixies, brownies, patagons, fées dragées, lutins, pwcas...). Les elfes sont gouvernés par le roi Obéron, qui a la particularité d'être nain, même si sa grâce est similaire à celle des autres elfes. Obéron est le mari de Titania, la reine des fées, dont la musique de nuit survient dans les songes des mortels. Quant au petit peuple, il est sous les ordres de la reine Mab. Obéron, Titania et Mab vivent dans l'incertain pays de Féerie (faërie en Anglais). Ce pays, dont les portes sont les cercles de fées, les arcs-en-ciel et les étangs habités par les naïades, est déconcertant pour les mortels. Le temps y coule au gré de l'humeur des habitants: très vite ou avec une infinie lenteur. C'est un pays où sont entreposées toutes les merveilles de la nature, mais ses beautés ne sauraient être regardées sans risque, car de nombreux maux rôdent en féerie, certains abstraits, d'autres plus concrets réels que les fées noires, les gobelins ou les banshies.  Dans les légendes irlandaises, les elfes constituent le peuple de Dana (laquelle est une représentation de la déesse mère), et est commandé par le roi Dalda. Ils vivent sous les vertes collines, et leur royaume enchanté ne craint que deux choses: le sel et la lumière du soleil. Ils mènent une existence très proche des mortels, et se joignent occasionnellement à leurs affaires.  Le romantisme conféra une nouvelle jeunesse aux elfes, et Tolkien retravailla encore plus leur image. Si leur beauté reste la même, ils sont toutefois devenus moins mystiques et se sont éloignés du petit-peuple... Malgré leur allure énigmatique, qui tient certainement à leur grande antiquité, les elfes ou alfes (álfar ) constituent un intéressant sujet d'étude pour l'historien de la religion germano-nordique ancienne.  Les grands poèmes de l'Edda les mettent sur le même plan que les ases, et le dieu Vane Freyr est réputé habiter leur univers (Álfheimr).  Il s'agit donc d'entités certainement fondamentales, ne serait-ce que, parce que plus que toutes les autres, les elfes ont été victimes de confusions (notamment avec les nains, les landvaettir ou esprits tutélaires du sol) et de dégradations qui ont fini par masquer leur véritable identité. Les elfes ont pu être des puissances, sur un mode collectif, de la fertilité-fécondité ou, ce qui peut-être revient au même, des esprits des morts "habitant" la terre. C'est à ce titre qu'on leur voua un culte, bien attesté, et qu'on leur offrit de solennels sacrifices, en particulier pour le solstice d'hiver, álfablót (sacrifice aux elfes) ou jól (scandinave moderne jul , notre Noël). Au titre de la fertilité-fécondité, ils ont peut-être constitué des émanations du Soleil, qui est appelé Álfrodull (Gloire des elfes); en tant qu'esprits des morts, ils justifieraient le culte, très vivant, des tertres funéraires qu'ils hantaient:  Snorri Sturluson évoque à ce propos, dans son Ynglinga Saga , le roi Óláfr de Geirstadir, qui, une fois mort et inhumé sous un tertre, fut surnommé Geirstadaálfr (alfe de Geirstadir).  Les elfes avaient le pouvoir de guérir ou de protéger, comme en témoignent encore les nombreuses pierres aux elfes ou meules aux elfes (älvstenar , älvkvarnar ) du folklore scandinave. Il semble qu'à une époque plus récente, sous des influences orientales sans doute, directement ou par l'intermédiaire de la Bible, ils aient à la fois pris figure plus humaine (ils adoptent une forme humaine et peuvent même engendrer des enfants, aux reines en particulier) et se soient rapprochés de créatures plus ou moins angéliques. C'est ainsi que Snorri distinguera ljósálfar (elfes clairs) et dökkálfar (elfes sombres), les uns bénéfiques, les autres maléfiques, ces derniers ayant, notamment, le pouvoir de rendre malade et surtout fou. Encore aujourd'hui, alvskot signifie colique, álfarbrunni urticaire, etc. En vieil allemand, alÞ a détrôné mahre pour cauchemar. C'est là, sans doute, le début d'un processus de dégradation qui ira s'accentuant avec la christianisation. Les elfes deviendront les elfes des chansons populaires ou ballades (folkeviser ) auxquels le romantisme fera une fortune: lutins moqueurs, secourables aux humains, en particulier pour favoriser l'accouchement des femmes, se déplaçant volontiers en bandes, mais conservant toujours, malgré tout, d'étranges affinités avec les morts et l'au-delà. Les poètes ont assuré leur gloire, en particulier celle du roi des elfes danois, le nain Andvari des sagas norroises qui n'est autre qu'Alberich dans le moyen haut-allemand de la Chanson des Nibelungen , dont nous avons fait Aubri, Aubéron, Obéron. Mais il est remarquable que, là où tant de divinités, beaucoup plus importantes en apparence, ont totalement disparu, ils soient parvenus à subsister. S'il fallait une preuve de la haute antiquité du manisme et du culte de la fertilité-fécondité dans le Nord, les elfes suffiraient à nous la fournir Les elfes d'après Tolkien , écrit par Fangorn Les Elfes (appelés Quendi dans leur langue, ce qui signifie "Ceux qui parlent") furent les Premiers Nés d'Ilúvatar, le Dieu de la mythologie de Tolkien. Ils se divisent en de nombreux peuples. De façon très sommaire, les Elfes de Lumière sont ceux qui ont vécu à une époque en Valinor, le pays des dieux ; les Elfes de la Nuit refusèrent de quitter la Terre du Milieu où ils s'éveillèrent. Parmi les Elfes de Lumière, certains sont restés en Valinor (les Vanyar), et d'autres en sont partis (une grande partie du peuple des Noldor, particulièrement doués pour le savoir et la technique - ce mot venant de "Gnomes", qui signifie "savants"). Les Elfes ressemblent aux Humains, mais ils les dépassent en beauté, en force et en savoir. Ils sont immortels : seuls des accidents ou des peines trop fortes peuvent les "tuer". Leur esprit rejoint alors Valinor, le pays des dieux, pour y patienter dans les Cavernes de l'attente. Ils se réincarnent et y demeurent. Ils vivront aussi longtemps que durera le monde. Les Elfes Sylvains sont des Elfes de la Nuit : ils n'ont jamais vu les merveilles de Valinor. Ils vivent principalement, au cours du Troisième Age, dans les forêts de Lórien et de Mirkwood, ou en bandes errantes, traversant la Terre du Milieu en chantant et en parlant avec tous les êtres vivants. Doués pour le camouflage (on peut entrer dans une forêt sans jamais les voir), ils connaissent parfaitement la nature (au point, par exemple, de ne pas s'enfoncer en marchant dans de la neige poudreuse) et possèdent une vue extrêmement perçante. L'un des plus célèbres Elfes Sylvains est Legolas, fils de Thranduil (le roi de la Forêt de Mirkwood) : il fut l'un des Compagnons de l'Anneau dans le Seigneur des Anneaux, et devint - chose rarissime - l'ami du Nain Gimli. Les Grands Elfes sont les Elfes de Lumière : pour avoir séjourné au pays des dieux, ils sont plus nobles et plus beaux que les Elfes Sylvains. Leur résistance est impressionnante et leurs connaissances multiples leur permettent de réaliser de grandes choses (tant dans le langage que dans les artefacts) Cela a suscité chez un bon nombre d'entre eux (les Noldor) un orgueil, qui les conduisit d'ailleurs à se rebeller contre les dieux : ils quittèrent Valinor pour pouvoir gouverner leurs propres royaumes en Terre du Milieu. Leurs hauts faits sont rapportés dans le Silmarillion et dans la série History of Middle-earth. 

Fée : Fées et contes de fées, minuscules créatures surnaturelles, généralement féminines, d'apparence humaine; récits où elles interviennent. D'une manière plus générale, on peut appliquer le terme fée à un grand nombre de créatures surnaturelles comme les farfadets, les gnomes, les elfes, les gobelins, les trolls, les nains, les lutins, etc. 
Selon l'imaginaire populaire, les fées vivraient dans dans une dimension cachée du monde des humains, et apprécieraient plus particulièrement les lieux naturels tels que les collines, les arbres, les cours d'eau.  La croyance en des êtres surnaturels dotés de pouvoirs magiques est un trait commun de la quasi-totalité des cultures populaires anciennes. Les Sirènes qui ensorcelèrent Ulysse, les Nymphes qui séduisirent nombre de héros grecs de l'Iliade étaient des fées, tout comme les Hathors, ou génies femelles de l'Ancienne Égypte, qui apparaissaient à la naissance d'un enfant pour prédire son avenir. Les fées inspirèrent beaucoup les écrivains.
Leur univers imaginaire, leurs pouvoirs magiques furent prétexte à des ouvres fameuses de la littérature populaire, notamment certains des Contes des frères Grimm, des Contes et des Contes de ma mère l'Oye de Perrault, des Contes d'Andersen. La fée y est un personnage ambigu. Sensible, capricieuse, susceptible, elle aime à être traitée avec déférence. Bonne le plus souvent (c'est la bonne fée qui se penche sur le berceau des nouveaux-nés, apparaît aux orphelins et aux courageux malmenés par la vie), la fée peut également devenir une créature maléfique (on pense par exemple à la fée Carabosse). D'autres ouvres de la littérature générale firent place à l'univers des fées : le Songe d'une nuit d'été et Roméo et Juliette (notamment le monologue de Mercutio) de Shakespeare; La Reine des fées d'Edmund Spenser. 

Génie : Ce sont, pour le coran, des êtres corporels, formés de feu, invisibles pour nous, créés par Dieu comme les anges et les hommes. La croyance aux jinnns vient de l'antéislam. Ils font partie d'un ensemble de génies plus ou moins redoutables et sont à rapprocher des ghül et des 'ifrit (les effrits viennent ils de là?). Puis ils ont du être l'objet d'un culte et traités comme des dieux. La tendance à considérer les djinns comme des êtres malfaisants est celle de beaucoup de commentateurs du Coran : à propos de l'installation de l'homme sur la terre comme vicaire de Dieu, ils expliquent qu'il aurait été précédé en cela par les djinns, qui, à cause de leurs crimes, auraient été destitués de cette fonction. Les djinns peuvent être aussi bien apparentés à des bons que des mauvais génies, 3do a préféré s'orienter vers la ressemblance au génie sortis d'une bouteille, en laissant la place du "méchant" aux effrits, qui sont le contraire même des génies. Djinn, dans le folklore et la mythologie du Proche-Orient et de l'islam, esprit ou démon inférieur à un ange. Composés d'air ou de feu, les djinns prenaient la forme d'un homme ou d'un animal et étaient bons ou méchants. Bons, ils étaient beaux, méchants, laids. Les Djinns vivaient dans l'air, les flammes, sous la terre et dans des objets inanimés comme les rochers et les arbres.
Ils ressemblaient par certains côtés, aux humains, ayant les mêmes besoins corporels, se reproduisant et mourant, bien que vivant plus longtemps. Les djinns étaient des esprits taquins qui punissaient les hommes qui leur faisaient du mal, même involontairement. Ainsi, les accidents et les maladies leur étaient imputés. Cependant, en les connaissant bien, les hommes pouvaient les contrôler à leur avantage. Populaires dans le folklore d'Égypte, en Syrie, en Iran, en Turquie et en Afrique du Nord, les djinns étaient connus en Occident comme personnages des Mille et Une Nuits. Ils sont plus connus en français sous le nom de génies. Génie, dans la
mythologie romaine, esprit protecteur ou gardien. Chaque personne, chaque famille et chaque ville avait son propre génie auquel on rendait un culte particulier parmi les dieux du Foyer : on pensait qu'il procurait succès et puissance intellectuelle à ceux qui l'honoraient. C'est pourquoi le mot en vint à désigner une personne ayant des capacités intellectuelles inhabituelles. Dans l'art, le génie d'une personne est souvent représenté par un jeune homme ailé et celui d'un lieu par un serpent.

Gog et Magog : Dans une Légende Anglaise, ce sont deux Géants capturés par le héros Brut (arrière petit-fils d’Enée et fondateur légendaire de Bretagne, auquel un oracle avait conseillé de fonder un nouveau royaume en actuelle Grande-Bretagne, dont il fit la conquête en capturant les derniers géants) et son compagnon Corinée. Gog et Magog furent donc enchaînés et emmenés comme esclaves à Londres. Ces deux Géants sont parfois réunis en un seul personnage, Gogmagog dont les collines crayeuses des environs de Cambridge auraient, dit-on, gardé l’empreinte. Dans la Bible (Ezechiel, XXXVIII-XXXIX), Gog était le roi du pays de Magog. Le caractère fantastique de la prophétie ou il apparaît, a inspiré l'Apocalypse, XX, 8, qui dit "Gog et Magog" pour désigner les nations révoltées à la fin des temps.

Golem : Golem : dans la cabale juive, image ou forme brute à laquelle une formule magique donne vie.
Le golem, qui signifie « embryon », ou toute chose qui n'est pas entièrement développée, prend généralement la forme d'un robot ou d'un automate.  Dans la Torah (Psaumes CXXXIX, 16) et dans le Talmud, le terme fait référence à une substance informe. Son sens actuel apparut au Moyen Âge lorsque commencèrent à circuler des légendes sur des savants capables d'insuffler la vie à des effigies au moyen de formules magiques. 
Ils pouvaient alors utiliser leurs créatures comme bon leur semblait. Par la suite, on considéra les golems comme propres à offrir une protection spéciale aux juifs. 
L'histoire de golem la plus connue est celle du rabbi Juda Löwi (env. 1525-1609) de Prague, qui aurait créé un golem pour s'en servir comme domestique jusqu'au jour où, ce dernier devenant indocile, il aurait été obligé de le détruire. Le Golem (1916), roman de l'écrivain autrichien Gustav Meyrink, a également pour thème cette légende. Cette légende a gardé une forte emprise au Moyen Âge. Être, le plus souvent de forme humaine, le golem est créé par un acte de magie grâce à la connaissance des dénominations sacrées. 
Dans le judaïsme, l'apparition du terme golem remonte au Livre des Psaumes et à l'interprétation qu'en donne le Talmud; il s'agit, dans ce contexte, tantôt d'un être inachevé ou dépourvu de forme définie, tantôt de l'état de la matière brute. Ainsi le Talmud appelle-t-il parfois Adam "golem" quand il veut faire allusion aux douze premières heures de sa vie: il s'agit là d'évoquer son corps encore dénué d'âme. 
Mais c'est surtout le Sefer Yesirah (le Livre de la Création) et l'exégèse ésotérique qui en fut faite qui développèrent l'idée du golem en relation avec les croyances concernant le pouvoir créatif du discours et des lettres de l'alphabet hébreu. Selon Gershom Scholem, il convient de distinguer deux traditions très différentes du golem. L'une, proprement spéculative et mystique, s'appuie sur la foi en la puissance du Verbe divin, en celle des lettres du nom de Dieu (le tétragramme sacré) et, plus généralement, dans le pouvoir des lettres de la Torah et de leur disposition.  Les diverses combinaisons et transformations de ces lettres constituent un mystérieux savoir qui permet de créer. Aux XIIe et XIIIe siècles, dans les cercles hassidiques de l'Europe centrale, les légendes issues du Talmud étaient interprétées dans un sens symbolique et la fabrication d'un golem ne désignait qu'un certain degré d'élévation intellectuelle et religieuse. Cette tradition ne fait allusion à aucun intérêt matériel que le sage pourrait tirer de la fabrication d'un golem. Ceux qui, au cours d'une réunion mystique, participaient à "l'acte de création" prenaient un peu de terre vierge et en faisaient une idole; puis ils tournaient autour d'elle en une sorte de danse en prononçant les lettres sacrées et le nom secret de Dieu, selon un ordre et des protocoles détaillés. 
Le golem prenait alors vie; quand les initiés inversaient le sens de leur danse ainsi que l'ordre des lettres sacrées, le golem s'écroulait et perdait la vie. Selon d'autres légendes, le mot Emet (la Vérité ou le Sceau du Dieu unique) devait être écrit sur le front du golem; quand la lettre alef était effacée, ne demeurait plus que le mot met (mort) et le golem s'anéantissait. Dans la tradition populaire du hassidisme ashkénaze du XVe siècle, le golem devint une créature réelle, capable de servir ses maîtres et de remplir les tâches qu'ils lui fixaient. 
Cette tradition, qui devint extrêmement populaire au XVIIe siècle, se rattache à la très ancienne croyance en la possibilité de ressusciter un mort en lui mettant dans la bouche (ou sur le bras) un morceau de parchemin sur lequel est inscrit le tétragramme. D'autre part, elle se rapproche beaucoup de nombreuses légendes ésotériques non juives concernant la création d'homoncules (comme on le voit chez Paracelse, par exemple). 
Enfin, selon cette croyance, le golem, être servile, peut se changer en un être maléfique qu'il convient de détruire pour éviter qu'il ne sème la terreur et la mort.C'est dans cette dernière tradition que naquit la légende de Rabbi Loeb de Prague: il aurait fabriqué un golem pour en faire son serviteur et aurait été contraint de le détruire quand il commença à semer le trouble dans la ville. Dans son célèbre roman, Gustav Meyrink s'empara de cette légende populaire en lui donnant un sens symbolique et une portée de critique sociale jusqu'alors inconnus.

Griffon : Le griffon, animal légendaire à tête d'aigle et à corps de lion, était consacré à Apollon, dont il était la monture. Emblème héraldique figurant sur de nombreuses armoiries, il a souvent été représenté comme ornement architectural, surtout au Moyen Age. Le Griffon , créature légendaire, représentée dans l'art et la littérature avec la tête, le bec et les ailes d'un aigle, le corps et les jambes d'un lion, parfois une queue de serpent.  Le griffon semble être originaire du Proche-Orient!; en effet, on le retrouve dans la peinture et la sculpture des anciens Babyloniens, Assyriens et Perses. Les Romains utilisaient le griffon uniquement de façon décorative dans les frises et les pieds de table, les autels et candélabres. Le motif du griffon apparut au début du christianisme dans les bestiaires, ou allégories sur les bêtes, de Saint-Basile et de Saint-Ambroise. Ils apparaissent sous la forme de gargouilles dans l'architecture gothique de la fin du Moyen Âge. Le griffon est également un motif familier en héraldique et est censé représenter la force et la vigilance. Le Griffon, créature fantastique à tête, ailes et (queques fois) pattes avant d'aigle, corps de lion et, plus rarement, queue de serpent, volant au dessus des montagnes, associait le courage et la force du lion à la ruse et la vigilance de l'aigle. Il pouvait symboliser la nature à la fois humaine et divine du Christ, mais aussi le Diable se jettant sur ses proies, prêt à les déchiquetter comme le plus terrible félin ou le plus cruel oiseau de proie. Il est né il y a environ 3000 ans en Egypte en même temps que son proche cousin le Sphinx, qu'il a suivi en Babylone, puis en Grèce ou il servit de monture à Appolon, dieu de l'amour, d'attelage à Némésis, déesse de la vengeance et de "gardien de caves" à Dionysos, dieu du vin. Il eu également l'honneur de porter Alexandre de Macédoine jusqu'au ciel, avant d'aller se reposer sur les blasons, les tapisseries et les toits des églises en tant que gargouilles, vers le Moyen-Âge. 

Harpie : Hésiode nous parle également des Harpies, divinités ailées au corps d'oiseau et à la tête de femme.  
Virgile, dans l'Enéide, précise que les Harpies ont le visage d'une fillette, des serres d'oiseau de proie et souffrent d'une faim insatiable. Les Harpies sont au nombre de trois, et portent les noms évocateurs de Vole-Vite, Obscure et Bourrasque.  Créatures invulnérables, elles sont plus rapides que le vent. Elles dévorent tout sur leur passage, caquètent et salissent de leurs excréments les lieux où elles se trouvent.  D'ailleurs, en grec, harpia signifie "qui vole et saccage". D'après la légende, un roi de Thrace fut poursuivi sur l'ordre des dieux par les Harpies, parce qu'il avait révélé l'avenir aux hommes. Ces horribles créatures, messagères véloces du vent, personnifiaient la mort violente et avaient pour rôle de transporter dans l'au-delà les âmes des défunts. Une autre de leurs attributions était de tracasser et de harceler l'esprit des défunts par leurs incessantes malignités. Les Harpies étaient souvent représentées sur les monuments funéraires, notamment sur celui de Xanthos, en Asie Mineure (VIè siècle avant  J.-C.).   Dans le langage courant, le terme harpie désigne maintenant une femme méchante, dotée d'un caractère exécrable. Ce mot est synonyme de mégère. En zoologie, différents oiseaux rapaces (vautour des agneaux, faucon des marais et faucon pêcheur), quelques papillons de nuit et certaines chauves-souris sont désignés sous le nom de harpie. Harpies s'écrit aussi Harpyes ! Divinités grecques durant la génération pré olympienne. Monstres au corps d'oiseau et à la tête de femme, elles etaient ravisseuses d'enfants et d'âmes... La croyance populaire en faisait les agents de la vengeance divine et les ravisseuses des enfants et des âmes.  Les Harpies étaient les filles de Thaumas, descendant du Titan Pontos. On racontait qu'elles demeuraient dans les îles Strophades, en mer Égée, ou encore sous la terre, dans l'île de Crète.Leur vol était aussi rapide et violent que les vents d'orage.  Elles apparaissaient dans les traditions les plus anciennes sous les traits de déesses séduisantes et belles, mais par la suite elles furent représentées comme de vieilles femmes à l'allure de sorcières. L'intervention la plus remarquable des Harpies, dans les récits mythologiques, se produit lors de l'expédition de Jason et des Argonautes.  Tandis qu'ils se dirigaient vers l'est et la Thrace, les Argonautes rencontrèrent le roi Phinée; ce dernier, trop clairvoyant au goût des dieux, avait été en punition livré à deux Harpies qui le persécutaient, en volant la nourriture sur sa table et en y faisant leurs excréments.  Phinée accepta de conseiller Jason dans sa quête de la Toison d'or; mais, auparavant, il demanda à être délivré des Harpies. 
Son souhait fut réalisé grâce à Zétès et Calaïs, les fils ailés de Borée, le vent du nord, qui chassèrent les Harpies au-delà des mers. Hermès empêcha les poursuivants de tuer les Harpies.
Celles-ci promirent en contrepartie de laisser Phinée tranquille et partirent se réfugier en Crète. 
 

Hobbit ou Halfing : Les Hobbits (appelés ainsi dans leur propre langue ; Halflings, c'est-à-dire les Semi-Hommes dans le langage des Hommes ; Periannath dans la langue sindarine des Elfes) sont une création de J.R.R. Tolkien. Celui-ci, professeur de philologie à Oxford, écrivit un jour, sans savoir pourquoi, sur une copie qu'il corrigeait : "In a hole in the ground there lived a hobbit". Il fera de deux de ces Hobbits (Bilbo et Frodo) les héros respectifs de ses œuvres Le Hobbit et le Seigneur des anneaux. Ces êtres habitent, durant le Troisième Age de la Terre du Milieu, la Comté et le pays de Bree. Ils sont pacifiques, insouciants, et bons vivants.
Ils demeurent dans des trous aménagés très confortablement dans les collines et sont peu enclins à voyager, préférant leurs jardins, leur culture d'herbe à pipe et la fabrication de la bière. Cependant, lorsque les circonstances l'exigent, ils se révèlent d'une endurance et d'un courage peu communs. Leur force vient paradoxalement de leur faiblesse : très longtemps ignorés ou négligés par les peuples plus puissants, ils ont pu traverser les siècles et les épreuves.

Hydre : Être à corps humain, mais à cornes et pieds de chèvre, de bouc. Il vivait dans les bois et était associé à la fertilité.

Ifrit : Afreet, aussi épelé "Efreet", est le nom que porte la seconde classe de Jinns la plus puissante. Les Jinns sont des esprits de la croyance Arabe. Ils ont la capacité de changer de forme et se changent principalement en des hommes ou des créatures à imposante musculature. Normalement, ils ont des corps composés de flammes et de vapeur. Ils sont nés dans un feu noir, sans fumée, des milliers d'années avant Adam et Ève. Leur père et maître se nomme Iblis. On dit des Jinns qu'ils passent beaucoup de temps dans les cieux, à écouter les conversations des anges sur l'avenir du monde. Mais, tandis que certains d'entre eux se livrent à cette activité, d'autres s'amusent à torturer les humains ! Ils sont à l'origine des écroulements meurtriers de bâtiments, du viol, de la persécution des sans-abri et du pétrissage de la nourriture. Les Égyptiens prétendent que les sables mouvants sont aussi une de leurs oeuvres. Pour se protéger des Jinns, les Arabes invoquent le nom de leur dieu, Allah. Celui-ci lance alors des étoiles filantes sur eux. Et selon les croyances Arabes, les Jinns, comme tous les êtres humains, seront jugés au Jugement dernier. Les Jinns font aussi partie des croyances religieuses Islamiques. Ils comparent les Jinns aux humains en s'appuyant sur le fait que parmi eux aussi, il y a des bons et des mauvais.

Imp (Diablotin) : Les Imps servent de familiers aux mages chaotiques, ils sont petits, avec des ailes de chauve souris, une queue bardé de piques et terminée par un aiguillon. Ils peuvent prendre la forme de deux créatures terrestres, souvent araignée ou chèvre.

Liche : Les Liches sont les plus dangereuses Mort(e) Vivant(e). Qu'elles soient de sombres Nécromancien à qui la mort fut refusée, ou des mages ayant vendus leur âme au sombre seigneur, elles restent maîtresses de la magie noire. Très puissantes elles sont extrêmement intelligentes. Les Demi-liche sont l'évolution des liches, plus faibles physiquement, elles représentent un ennemi difficilement battable sans équipement anti-magie.

Licorne : Citée par Pline, elle ressemblait au cheval, mais avait une tête de cerf, des pattes d'éléphant, une queue de sanglier et une longue corne noire sur le front. 
Les bestiaires médiévaux (recueils de fables) décrivent la licorne comme un animal d'un blanc neigeux, symbole de luxe et de pureté. Seule une jeune fille pouvait l'approcher et la rendre docile. Pour les Chinois, la licorne, emblème royal, est un animal bénéfique. La blesser ou la tuer entraînerait les pires malheurs. 
La licorne est un animal légendaire - une sorte de gazelle à corne frontale unique -, porteur de symbolismes et de fantasmes divers, qui a hanté l'imagination d'écrivains et de peintres depuis l'Antiquité tardive jusqu'à la Renaissance et même au-delà. En fait, ce sont les artistes qui ont assuré son succès. Il existe des unicornes réels ou imaginaires dans d'autres cultures - indienne, chinoise, arabe, africaine -, mais la licorne occidentale donne lieu à un corpus iconographique et littéraire cohérent qui doit peu à peu à des emprunts extérieurs.  La forme la plus classique de la légende la montre inséparable d'une jeune fille; son histoire est donc celle d'un couple, et l'aspect érotique peut être tenu pour central même là où le symbolisme religieux prédomine en apparence.  Aussi est-il absurde de voir dans la licorne un symbole de pureté: elle en est l'emblème, en raison de son lien ambigu avec une jeune vierge. Mis à part quelques antécédents chez des géographes naturalistes grecs et la traduction approximative d'un mot de la Bible hébraïque, notre licorne apparaît avec son histoire définitive et son application christologique dans un bestiaire alexandrin du IVe siècle; un texte hermétique antérieur permet de penser que la légende préexistait au symbolisme.  La licorne est décrite comme un animal sauvage et très robuste, ressemblant à une chèvre, que seule peut capturer une vierge pure: il saute dans son sein, elle lui donne à téter et l'on s'en empare. C'est une figure du Sauveur, est-il ajouté, qui a établi sa demeure dans le sein de la Vierge. Un second passage établit la vertu protectrice de la corne à l'égard des poisons, thème qui cheminera parallèlement au premier et donnera lieu à un commerce lorsqu'on connaîtra l'incisive du narval. En général, les Pères de l'Église évoquent volontiers la licorne mais non le couple, et l'animal est représenté seul dans l'art chrétien ancien. Mais le Physiologus et un texte d'Isidore de Séville qui le cite seront diffusés partout au Moyen Âge.  À partir du IXe siècle, des oeuvres plastiques admirables reproduisent la scène de la capture: manuscrits d'abord (psautiers, bestiaires), ensuite sculptures, vitraux, tapisseries, émaux, ivoires, etc. 
Tantôt le sens en est profane - ruse de femme, image de l'amour -, tantôt le symbolisme religieux s'impose.  Deux déplacements très sensibles se produiront au XIIIe siècle.
D'une part, d'un symbole global de l'incarnation on passe à une allégorie plus laborieuse et plus incongrue: la licorne féroce et sensuelle est le Verbe, la jeune séductrice perverse est Marie; tous les détails deviennent signifiants. D'autre part, un thème devient peu à peu prépondérant: celui de la chasse, qu'il apparaisse dans les versions profanes ou qu'il introduise dans les autres une représentation de la Passion.  L'animal lui-même tend à grandir, à s'adoucir, à devenir régulièrement blanc, à ressembler à un cheval. L'œuvre d'art la plus célèbre, à juste titre, la tapisserie du musée de Cluny intitulée La Vue , est un admirable poème d'amour: d'adoration, de soumission, de solitude du couple, de tendresse réciproque; et pourtant les regards ne se croisent pas, la licorne regarde sa propre image dans le miroir.
À partir de la Réforme et de la réaction catholique, la licorne disparaît de l'art religieux, se fait rare chez les peintres et les écrivains. D'un côté, quelques exceptions: Léonard de Vinci, Raphaël, le Dominiquin, Gustave Moreau; et, de l'autre côté, les frères Grimm, George Sand, Dickens, Lewis Carroll et surtout Rainer Maria Rilke, qui lui a consacré deux poèmes et un long passage des Cahiers de Malte Laurids Brigge.  Symbole de la sainteté et de la chasteté, la licorne est présente dans un grand nombre de tapisseries du Moyen Âge (la Dame à la Licorne, fin du XVe siècle, musée de Cluny). Elle est très fréquente dans les armoiries héraldiques. 

Lutin : Lutin, esprit familier et joyeux qui se manifeste essentiellement durant le sommeil des hommes. Présent dans la mythologie scandinave en tant que messager de la destinée des hommes, le lutin appartient au folklore des pays nordiques au même titre que les elfes et les fées. Ses diverses représentations ont comme vecteur commun l'aspect magique de la nuit.
Le farfadet (dérivé de fée) est un lutin à la grâce vive et légère tandis que son cousin, le gnome, présente des difformités physiques. Dans le folklore écossais, le lutin est un esprit à la personnalité accommodante. Attaché à une maison de campagne, il exécute les travaux des propriétaires endormis, mais disparaît si l'on cherche à rémunérer ses services.

Mage : Nom des membres d'une tribu mède (selon Hérodote) à qui l'ensemble de la tradition grecque attribue l'exclusivité du pouvoir sacerdotal en Iran.  Le mot "mage" (en iranien, maga ) apparaît en Occident, à partir des premiers siècles de notre ère, comme un synonyme de "sectateur de Zoroastre" et de "servant du culte d'Ahura Mazdâ". D'autre part, les auteurs classiques voient dans les mages des sorciers et des devins, au point que tout ce qui relève des pratiques occultes prend le nom de "magie" (le mot est employé par Platon).
Il n'est cependant pas possible d'accepter l'idée que les mages furent les premiers mazdéens: ils sont originaires du nord-ouest de l'Iran, alors que le zoroastrisme, de toute évidence, naquit dans le Nord-Est et en Bactriane. 
De plus, leur nom même n'apparaît jamais dans l'Avesta. On est donc amené nécessairement à l'hypothèse d'une évolution historique: la tribu des mages se serait convertie, parmi les premières, à la religion prêchée (ou réformée) par Zarathoushtra, et les divers clans qui la composaient auraient progressivement conquis le monopole du pouvoir sacerdotal.  Cette explication demeure incertaine, car aucun document ne témoigne d'une telle évolution. Après l'installation de l'islam en Iran, les mages disparaissent et il est significatif que les communautés zoroastriennes postislamiques (Guèbres d'Iran, Parsis de l'Inde) n'utilisent jamais le terme de "mage" pour désigner leurs prêtres, mais celui de destûr , "savant", "docteur". Quant à la prétendue magie des mages iraniens, elle tient à un malentendu.  Les auteurs grecs classiques avaient affaire, lorsqu'ils se documentaient sur l'Iran, à des mages qui, d'une part, étaient eux-mêmes "hellénisés" et qui, d'autre part, étant installés en Mésopotamie, en Chaldée, en Anatolie, etc., avaient adopté nombre de coutumes étrangères à l'Iran. On aboutit ainsi à un paradoxe: la sorcellerie et l'astrologie, qui sont maudites par Zarathoushtra dans les gâthâs (hymnes composés par lui), deviennent, aux yeux des Grecs et de tout l'Occident à leur suite, la spécialité propre des mazdéens.  On notera, enfin, que des mages venus d'Iran implantèrent en Inde un culte solaire qui devait beaucoup au mazdéisme et qui survécut pendant les premiers siècles de l'ère chrétienne, avant de se fondre dans l'hindouisme.

Manticore : La bête existe dans plusieurs mythologies différentes : indienne, grecque, éthiopienne,chrétienne, perse,...  De "Websterthird new international dictionary" (1981) Man-ti-core or man-ti-co-ra or man-ti-cho-ra ou man-tiger (Homme tigre) D'origine Iranienne, le Manticore est un animal légendaire ayant la tête d'un homme et, la plupart du temps, des cornes, le corps d'un lion, et la queue d'un dragon ou d'un scorpion. Du "Larousse de la tradition du monde" par Alison Jones "Manticore : Créature fabuleuse (donc mythique) ayant la tete d'un homme, la queue d'un scorpion et les aiguilles d'un porc-épic. Tout d'abord mentionné par Ctesias dans la 1ere partie du IVème siècle av.JC, il apparaissait proéminent dans le bestiaire médiéval comme étant une représentation du Diable." D'après le "Dictionnaire des symboles et de la mythologie animale" par J.C. Cooper "Marticoras : The marticoras est un monstre ressemblant à un lion ayant une tête d'homme et une queue de scorpion. Il est capable de projeter des aiguilles de sa queue. De couleur rouge Vermillon, avec des yeux bleus, il vient du perse Mardkhora (Trancheur d'homme)." D'après "Un dictionnaire de betes mythique et légendaire" par Richard Barber & Anne Riches "Mantichora, Manticory, Marticoras (Aussi nommé Memecoleous, Maricomorion, Mantiserra) "Provient du perse Mardkhora (Trancheur d'homme); Il est probablement, comme le reconnaissait Pausanias, un tigre mangeur d'homme. Aristote cite Ctesias (Physicien d'Artaxerxes Mnemon, leurs travaux ont été perdus) : "Il nous assure que la bete indienne sauvage appelée Le "Marticoras" a 3 rangées de dents sur chaque machoire; qu'il est aussi gros qu'un lion et ayant la même crinière fournie, et que ses pattes ressemblent à celle d'un lion; qu'il ressemble à un homme par son visage et ses oreilles; que ses yeux sont bleus, et sa couleur rouge vermillon; que sa queue est pareille a celle d'un scorpion des sables; qu'il porte un dard au bout de sa queue, et qu'il a la faculté de projeter des aiguilles attachées a sa queue à la manière d'un arc; que le son de sa voix est entre le son d'une poêle et de celui d'une trompette; qu'il peut courir aussi rapidement qu'un cerf, et qu'il est aussi sauvage qu'un cannibale." Dans la culture moderne espagnole, le Manticore est une sorte de Loup-Garou qui dévore les enfants. Cette terrifiante créature était particulièrement aimée des illustrateurs du XVIème et XVIIème siècle."  Dans l'iconographie Chrétienne, il est dit que son corps finirait plutôt comme un serpent. Il est le symbole du Monde, la Chair et le Diable. D'après le Book of Beast : "Il a des yeux couleur rouge sang. et une voix si sibylline qu'elle ressemble à des notes de flutes. Il convoite de la chair humaine voracement. Il a des pattes si fortes, si puissantes lors de ses sauts que même l'espace le plus large ni le plus haut ne pourrait le retenir.  A Haiti aujourd'hui on le pense capables de facultés vaudous et on le nomme Cigouave. 
Brunetto Latini, professeur de Dante l'a decrit ayant plutôt des yeux rouges... D'après Rabelais (Pantagruel), le Manticore aurait une voix extrêmement mélodieuse. D'après "Les animaux aux têtes d'humains: Un guide du symbolisme animal" Il y est décrit comme ayant les yeux gris et qu'il est si sauvage qu'il est impossible à dompter... D'après d'autres différents ouvrages, le Manticore projetterait ses épines empoisonnées sur un villageois qui serait alors dévoré, os, tête, vêtements et même des objets comme des gourdes, par sa mâchoire vorace.

Méduse : Parmi les monstres les plus anciens nés de la mer, il faut citer Méduse, une des trois Gorgones, ces divinités marines demeurant dans les profondeurs des océans. La tête de Méduse était horrible à voir : une couronne de serpents furieux ceignait son front tandis que ses yeux, terrifiants, cherchaient à pétrifier quiconque en croisait le regard. Selon le mythe, la tête de la Méduse conservait son pouvoir mortel même après la mort. 
Persée, roi de Mycènes, la décapita, et Athéna, connaissant ce pouvoir, la fixa sur sa cuirasse. Cette horrible tête fut souvent représentée dans l'art (sculpture, mosaïque et numismatique).Ahh la méduse ! La seule mortelle des trois Gorgones (Sthéno et Euryalé sont les 2 soeurs de Méduse). Son nom en grec est Medousa, Persée la tue grâce à son bouclier poli comme un miroir, il n'était donc pas obliger de la regarder ! Sa tête orne l'égide d'Athéna... Monstre de la mythologie grecque. Homère ne mentionne qu'une seule Gorgone, habitant aux enfers. Plus tard, Hésiode, portant leur nombre à trois - Sthéno (la Puissante), Euryalé (Celle-qui-saute-loin) et Méduse (la Reine) -, fit des Gorgones les filles du dieu marin Phorcys et de sa femme Céto. Elles habitaient près du jardin des Hespérides.  Les Gorgones étaient couvertes d'écailles d'or et leurs cheveux étaient des serpents.
Elles avaient des ailes immenses et des faces rondes et hideuses, une langue pendante et des défenses de sanglier pour dents.  Comme l'a précisé Jay Cee ,Les Gorgones Sthéno et Euryalé étaient immortelles, seule Méduse était mortelle. Le héros Persée se porta volontaire pour tuer Méduse et ramener sa tête. Aidé par Hermès et Athéna, Persée coupa la tête de Méduse. Du sang qui s'échappait de la blessure mortelle faite à son cou naquirent Chrysaor et Pégase, tous deux fils de Poséidon; en effet, lui seul parmi les dieux n'avait pas craint de s'unir à Méduse, dont la tête, pourtant, changeait en pierre ceux qui la regardaient. 
Le type primitif, grotesque et hideux, du Gorgonéion - c'est ainsi que s'appelait la tête de la Gorgone - servait en général de talisman contre le mauvais oeil. D'après les anthropologues modernes, Méduse représentait probablement, à l'origine, un masque rituel.

Minotaure : Fils de Pasiphaé, épouse de Minos, et d'un taureau envoyé par Poséidon à Minos. Le Minotaure est mortel. Issu, d'une union contre-nature, le Minotaure porte le stigmate de sa naissance. Minos, pour le cacher aux yeux du monde, fit construire par Dédale un énorme palais (souterrain?), appelé Labyrinthe, d'une telle complication que personne n'aurait pu s'y retrouver. Dans ce palais étaient amenés les jeunes gens qui constituaient le triste tribut humain payé par Athènes, et qui finissaient dévorés par le monstre. Thésée, à qui Ariane, la demi-soeur du Minotaure a fourni le célèbre fil qui lui permettra de sortir du Labyrinthe après le combat, débarrassera finalement la Terre d'un être aussi malfaisant. On représente le Minotaure avec un corps d'homme monté d'une tête de taureau, comme pour rappeler la faute de sa mère Pasiphaé.
Cependant, à la différence des taureaux ordinaires, il se nourrit non d'herbe ou de foin, mais de chair humaine.
Cette légende est un souvenir de la civilisation minoenne, avec son culte du taureau et ses palais immenses, tels ceux que les fouilles d'Evans (1851-1941) ont remis au jour. Le Labyrinthe est en effet, étymologiquement, le "palais de la double hache", symbole que l'on retrouve partout sur les monuments crétois. Dans une interprétation évhémériste, le Minotaure serait un nom pour un certain Tauros, un général de Minos, devenu quelque peu encombrant. 

Naga : Les Nâga sont des créatures tout droit venues de la mythologie indienne. En sanskrit, leur nom désigne le cobra royal. Les Nâga sont les plus célèbres et les plus nombreux génies-serpents de l'Inde. Leurs vêtements sont soyeux et chamarrés, parsemés de bijoux qui évoquent la parure des dragons fabuleux... Ils habitent principalement au fond des eaux et obéissent aux lois très strictes d'un roi. Leurs activités ?
Ils offrent des dons magiques à qui les vénèrent, exaucent leurs prières et guérissent les maux, sauf ceux causés par les morsures venimeuses de leurs frères serpents

 

Nain : Les Nains ne sont pas une invention de Tolkien, mais il a eu une influence certaine sur la façon actuelle de se les représenter. Alors que l'anglais donne normalement "Dwarfs" au pluriel, il est désormais fréquent de rencontrer le pluriel inventé par Tolkien, "Dwarves", pour les distinguer des légendes germaniques.
A l'origine, les Nains furent conçus par Aulë, le dieu forgeron. Celui-ci, impatient de voir des créatures peupler la Terre du Milieu que les Valar (= dieux) étaient en train de façonner, voulut réaliser des êtres pensants qu'il pourrait instruire. Il fit treize Nains : sept Nains (les Pères de Sept Maisons) et six Naines (pour l'anecdote, les Naines ne peuvent être distinguées de leurs compagnons par un être d'une autre race, car elles sont également barbues ; d'ailleurs, tout enfant Nain naît barbu à sa naissance). Or, il arriva que le Dieu unique Ilúvatar apprit ce qu'avait fait Aulë. Ce dernier fit preuve d'humilité et les offrit à Ilúvatar qui comprit qu'Aulë n'avait pas agi par orgueil ni par désir de dominer des créatures. Ilúvatar demanda seulement à ce que les Nains dorment très longtemps et ne s'éveillent qu'après la venue des Elfes sur la Terre du Milieu.Les Nains sont extrêmement endurants, selon la volonté d'Aulë, pour pouvoir résister aux maléfices de Melkor, le Dieu du Mal. C'est un peuple particulièrement doué pour le travail de la pierre et de l'acier, à l'image d'Aulë. Très indépendants, les Nains se soucient avant tout de leur intérêt et aiment les richesses. Ils sont notamment attirés par les pierres précieuses qu'ils aiment embellir par leur travaux d'orfèvre. Ils vivent dans de splendides palais creusés dans le coeur des montagnes. Souvent armés de haches, ils détestent les Orques, créatures au service des Seigneurs de l'Ombre, qui envahissent leurs cavernes. Les Nains ont remporté d'innombrables batailles ignorées des hommes, car elles furent menées dans les profondeurs de la terre. On peut supposer que les Guerriers Nains se distinguent par leur expérience et par la qualité de leur armement (notamment les cottes de maille faites en mithril, un métal à la fois souple et le plus résistant possible, qui faisait l'objet de bien des convoitises).


 Nymphes : Nymphes, dans les mythologies grecque et romaine, divinités mineures ou esprits de la nature à figure féminine, qui demeurent dans les bosquets, les fontaines, les forêts, les prés, les rivières ainsi que dans la mer. Les nymphes sont représentées comme de belles jeunes filles, occupées principalement de musique et de danse. On distinguait les nymphes selon ce qu'elles personnifiaient dans la nature :

Les Océanides, filles d'Océanos, étaient associées à l'océan qui entoure la terre de ses flots.
Les Néréides, ou filles du dieu de la Mer calme, Nérée, étaient les nymphes de la Méditerranée.
Les Naïades étaient les nymphes des sources et des eaux vives.
Les Oréades étaient les nymphes des montagnes et des grottes.
Les Dryades, les nymphes des forêts. 
 Elles servaient souvent de suivantes à des divinités supérieures, comme Apollon ou Artémis, ou à des nymphes d'un rang plus élevé, comme Calypso. Si elles apparaissent souvent dans les mythes amoureux comme les amantes des dieux (Zeus, Apollon, etc.), elles sont plus couramment unies à des divinités inférieures de la nature, comme les Satyres. 

Les Océanides
Océanides, dans la mythologie grecque, nymphes de la mer.
Les trois mille filles du titan Océan ont pour tâche de veiller sur les eaux terrestres et souterraines. 
Plusieurs d'entre elles ont un prestigieux destin. La nymphe Métis est à l'origine de la naissance d'Athéna : enceinte de Zeus, elle est dévorée par le dieu qui cherche à échapper à la prédiction selon laquelle son enfant, si c'est un fils, le détrônera. Perséis enfante Pasiphaé, la fille du dieu Soleil Hérios. Deux autres océanides, Amphitrite et Doris, épousent les divinités marines Poséidon et Nérée. De cette dernière union, naissent les Néréides, elles-mêmes nymphes de la mer. 
Les Néréides
Néréides, dans la mythologie grecque, nymphes de la mer Méditerranée, filles, au nombre de cinquante, de Nérée, le vieil homme de la mer, et de sa femme Doris. Elles vivaient au fond de la mer et étaient toutes d'une grande beauté. Souvent, elles remontaient à la surface pour aider les marins et chevauchaient des dauphins et autres animaux marins. Les plus célèbres des Néréides furent Thétis, la mère du héros grec Achille et Galatée, qui fut aimée par le Cyclope Polyphème. 
Les Naïades
Naïades, dans la mythologie grecque, nymphes des ruisseaux, des sources et des fontaines. 
Dotées de jeunesse et de beauté, elles possédaient des dons pour la musique, la danse et les grâces sociales.
Elles passaient pour avoir des pouvoirs de guérison et de prophétie. 
Les Oréades
Oréades, dans la mythologie grecque, nymphes des grottes et des montagnes.
L'une d'elles, Écho, fut privée de la parole par la déesse Héra et ne pouvait plus que répéter les dernières paroles qu'on lui avait dites. 
Les Dryades
Dryades, dans la mythologie grecque, nymphe des arbres et des forêts. Selon une ancienne légende, chaque dryade naissait en même temps qu'un arbre qui lui était propre et dont elle avait la garde. Elle vivait alors soit dans l'arbre même (auquel cas on l'appelait hamadryade), soit auprès de lui. Comme la dryade mourait quand son arbre était abattu, les dieux punissaient quiconque détruisait un arbre. Le mot dryade a aussi été employé dans un sens général, pour désigner les nymphes vivant dans la forêt. Ne ressemblent elles pas à nos petites fées d'Heroes? 

Ogre : Le mot "ogre" apparaît en français au tournant des XIIe-XIIIe siècles, et son origine a fait l'objet de bien des discussions entre les tenants de deux explications: l'une qui fait appel aux Hongrois, et l'autre qui fait venir ce nom de celui d'une divinité gauloise infernale. La première fut résumée en 1863 par J. Colin de Plancy, qui affirmait en son dictionnaire, que les ogres sont les féroces Huns ou Hongrois du Moyen Âge, qu'on appelait Hunnigours, Oïgours, Oïgours, et ensuite par corruption, Ogres. Les Hongrois, disait-on, buvaient le sang de leurs ennemis ; ils leur coupaient le coeur par morceaux et le dévoraient en manière de remède contre toute maladie. Ils mangeaient de la chair humaine, et les mères hongroises, pour donner à leurs enfants l'habitude de la douleur, les mordaient au visage dès leur naissance. C'était en effet un terrible peuple que ces païens, dont les hordes innombrables, accourues des extrémités de l'Asie, dévastèrent pendant deux tiers de siècle l'Italie, l'Allemagne et la France. Ils incendiaient les villes et les villages, égorgeaient les habitants ou les emmenaient prisonniers. La pitié leur était inconnue, car ils croyaient que les guerriers étaient servis dans l'autre monde par les ennemis qu'ils avaient tués dans celui-ci. Une défaite signalée que leur fit subir Othon, empereur d'Allemagne, délivra pour jamais de leurs ravages l'Europe occidentale. La terreur profonde qu'ils avaient inspirée se propagea longtemps encore après leur disparition, et les mères se servirent du nom des Hongrois, ogres, pour épouvanter leurs petits enfants " 1.Selon cette explication, l'ogre serait donc aux Hongrois ce que le bougre est aux Bulgares et le vandale aux Vandales.  Certes, on explique de cette manière la forme hongre, apparue au XVe siècle par l'intermédiaire du latin d'Allemagne ungarus pour désigner un cheval châtré, cette technique étant venue de Hongrie, mais le problème est que le mot Ogre apparaît d'abord, vers la fin du XIIe siècle, non pas comme un nom commun, mais comme celui d'un païen féroce. 
Ce n'est que vers 1300 qu'il prend son sens actuel de "géant se nourrissant de chair humaine". Quant au nom des Oïghours, il est si savant et s'est si peu répandu qu'il n'a pratiquement aucune chance d'avoir jamais pu servir à baptiser un être fantastique populaire, sans compter que le passage à "ogre" fait difficulté, du point de vue phonétique. 
2. L'Orcus latin et sa famille
Si l'on tient compte de la famille du mot dans d'autres langues européennes, on découvre que :- l'ancien espagnol connaît uerco, huergo "Enfer, Diable";- l'italien désigne par orco [du latin orcus] un "ogre" ou un "croque-mitaine" (le napolitain a huerca , de même sens, et le sarde orcu désigne un "démon");- l'anglo-saxon orc est un "démon infernal";- en Corse, l'Orco est un terrible géant qui hante les rochers. Il se trouve que le mot "ogre" se rattache à cette série par métathèse du "r" et, du reste, au XVIIe siècle, on utilisait encore le mot orque dans le même sens, puisque Richer évoque un conteur... Sachant par coeur le mot à motL'orque, le petit PucelotLa Soury, Peau d'âne et la Fée . L'ancienne hypothèse faisant appel aux Ouïghours, Hongres ou Hongrois, bien qu'encore parfois citée, doit donc être abandonnée, n'ayant plus que valeur historique, en ce qu'elle montre quels clichés furent véhiculés, hélas jusqu'à une époque récente, sur ces gens. Elle repose ultimement sur l'idée implicite selon laquelle la déformation populaire de l'histoire par les traditions orales suffirait à expliquer contes, mythes et légendes. Cette vision réductionniste transparaît clairement dans la définition suivante, donnée dans le dictionnaire La Châtre au milieu du siècle dernier:"Ce nom d'ogre s'est répandu au Ve siècle, à l'époque des Huns ou Oïgours et Hongrois, Hongres, Hungari, etc., à la suite d'Attila, de Tamerlan et autres conquérants tatars, dans l'Europe orientale. Les récits de leurs cruautés, défigurés par la peur, arrangés par l'imagination, ont été transmis ainsi de siècle en siècle jusqu'à nous... De là les légendes, les contes, les chroniques du moyen-âge sur les ogres" 6.La solution se trouve donc du côté du latin Orcus, nom d'une divinité infernale, des enfers, et de la mort elle-même 7, qui fut confondu avec Pluton mais dont le nom demeura populaire.Gaston Paris 8 rappelle que l'on mentionnait volontiers son trésor (Orci thesaurus) ainsi que son palais et sa porte (janua Orci). 
L'écrivain latin du Ier siècle Marcus Verrius Flaccus signale que la forme ancienne de ce nom est Uragus ou urgus 9, qui se rattache à la racine indo-européenne *GwER-, *GwRE/o- "avaler" d'où proviennent notamment tous les mots de la famille de voro "avaler, engloutir", comme vorax "vorace" et vorago "gouffre", dont Uragus pourrait bien être un équivalent étrusque divinisé. Ainsi, à l'origine, l'Ogre ne serait autre qu'un "gouffre dévoreur".
3. L'Orgos gaulois
La parenté celtique du mot est à rechercher du côté du nom d'homme Orgetorix, à entendre Orgeto-rix "roi des tueurs" . On retrouve la même racine, avec métathèse, dans le nom de mois ogron présent dans le calendrier de Coligny, qu'on peut rapprocher du gallois oer, du vieil irlandais úar "froid", du cornique oir et du gaélique fuar, tous mots venant d'un celtique *ogro- .Ce nom de mois s'appliquerait donc aux jours consacrés à Orgos, le dieu-dévoreur des défunts, le froid étant bien sûr associé à la mort.
Une confirmation de tout cela se trouve au village de Logron, en Eure-et-Loire, dont le nom était noté Ugreolium en 1120. Le "L" initial y provient donc de l'accolement tardif de l'article, et il faudrait en réalité écrire *L'Ogron. La meilleure étymologie pour ce nom de lieu fait alors appel à un Ogrolium, métathèse d'un Orgolium représentant le gaulois Orgo-ialo, qu'on peut traduire par la "Clairière d'Orgos". Ainsi, ce Logron n'est autre qu'un "lieu de l'Ogre", c'est-à-dire un endroit se rapportant au dieu-abîme qui dévore les morts. 
On peut difficilement croire au jeu des coïncidences lorsqu'on découvre sur place que le Vieux-Logron est le nom donné à un cimetière se trouvant près d'une ferme isolée appelée la Gueule-d'Enfer, et auquel conduit fort logiquement un Chemin-d'Enfer.
4. Ogres et tarasques
L'Orcus latin semble avoir été parfois conçu comme un fauve dévorateur, puisque l'expression fauces Orci "gueule d'Orcus" désignait communément le gouffre de l'enfer, par exemple sous la plume de Virgile. Le dieu gaulois androphage apparenté à Orcus a été représenté sous la forme de la fameuse "tarasque" de Noves dans les Bouches-du-Rhône (à gauche), et sous l'aspect d'un petit bronze découvert à Fouqueure en Charente (ci-dessous).
Ces images ont trouvé un prolongement chrétien dans les nombreuses "gueules" dévorantes de l'Enfer et dans les monstres androphages des chapiteaux romans, dont ceux de Chauvigny, dans la Vienne (ci-contre), sont les plus connus.  Leur iconographie s'inspire des oeuvres antiques encore visibles à l'époque (dont bon nombre furent certainement détruites depuis), et tous ces monstres durent contribuer à perpétuer bien des traditions orales qui gardaient encore le souvenir de croyances anciennes, lesquelles furent en partie endossées par l'Ogre des contes.
5. Sens argotiques et récents
Au XIXe siècle, le mot ogre a pris des sens argotiques imagés, en particulier pour désigner les usuriers, par allusion à leur avidité, et les agents de remplacement, par allusion à leur trafic de chair humaine; cette dernière allusion motivant également le nom d'ogresses attribué aux tenancières de maisons closes. Les chiffonniers appelaient ogre "celui qui leur achète le produit de leurs recherches nocturnes, en détail et par hottes, pour les revendre en gros, après un triage minutieux et intelligent. Ordinairement, on ne devient ogre qu'après avoir passé par tous les degrés de l'état de chiffonnier. Il fut un temps, il est vrai, où ce nom était synonyme d'exploiteur et même de receleur. Dans ce but, l'ogre possédait à côté de son établissement d'achat de chiffons un débit de liqueurs qu'il faisait gérer par un affidé ou un compère; il y recevait clandestinement des malfaiteurs qui appor-taient là les produits de leurs rapines". Par extension également, on a parlé d'ogres animaux à propos de "chevaux nourris pendant quelque temps de chair" et de "vaches alimentées de poisson cru dans les îles Féroë"... cela bien longtemps avant les "vaches folles"! L'ogrerie a désigné une "avidité comparable à celle de l'ogre", et les enfants de l'ogre sont appelés ogrillon, ogrillonne. Au féminin, on trouve ogrine en 1694, mais ocrisse ou ogrisse, apparu en 1580, est devenu par la suite ogresse, qui prévaut maintenant, depuis son apparition en 1697 dans le conte du Petit Poucet, sous la plume de Charles Perrault qui l'a popularisé, non sans prendre soin d'expliquer ce terme alors mal connu: "homme sauvage qui mangeoit les petits enfants".
Dans un poème sur les doigts de la main Aloysus Bertrand compare le petit doigt à un "marmot pleureur qui toujours se trimballa à la ceinture de sa mère comme un petit enfant pendu au croc d'une ogresse."
6. L'ogre des contes
A propos de l'ogre des contes, un trait récurrent dans les récits européens est qu'il "sent la chair fraîche", et l'on se souvient de ce passage du Petit Poucet de Perrault: L'Ogre demanda d'abord si le soupé estoit prest, et si on avoit tiré du vin, et aussitost se mit à table. Le mouton était encore tout sanglant, mais il ne lui en sembla que meilleur. Il flairoit à droite et à gauche, disant qu'il sentoit la chair fraîche. ìIl faut, luy dit sa femme, que ce soit ce veau que je viens d'habiller, que vous sentez. ñJe sens la chair fraîche, te dis-je encore une fois, reprit l'Ogre, en regardant sa femme de travers, et il y a icy quelque chose que je n'entends pas. L'équivalent scandinave de l'ogre est le troll, géant horrible, hirsute et redoutable, considéré comme le maître des bois, doté de plusieurs têtes et d'un appétit plutôt... vorace. Naïf et crédule, le troll tente souvent de dévorer le jeune héros mais, malgré ses pouvoirs magiques, il échoue régulièrement, et ses vaines tentatives se terminent généralement par sa mort et celle de toute sa famille, comme dans l'histoire du Petit Poucet. Pierre Saintyves avait remarqué que dans les récits norvégiens, le troll s'écrie "Je sens la chair de chrétien!", ou "je sens ici une odeur de sang chrétien!", mais sans pouvoir expliquer autrement ce trait que par "un écho de lointaines traditions". La récente analyse de Virginie Amilien a montré que le Troll manifeste en réalité une véritable répulsion pour cette odeur de sang chrétien, qui n'est pas sans rappeler "l'odeur de sainteté"; il y est hypersensible et elle est pour lui est insupportable, car il crie aussitôt: "Hu, hu, ça sent mauvais le sang chrétien, ici", ou bien "L'odeur de sang chrétien -- j'en mourrai -- on ne viendra plus jamais ici!". Or ce qui sent si mauvais, à son goût, c'est ce que l'église dénomme au contraire "la bonne odeur du Christ"... et l'on se souvient alors que les trolls sont généralement mis en fuite par le son des cloches des églises.Par suite de la coutume de parfumer les cadavres, l'odeur des aromates -- qui a été assimilée à celle de l'Au-delà -- et l'onction des corps -- tout comme le parfum répandu sur les tombes -- provoquent des effluves préfigurant la suavité de la vie éternelle. Il en résulte que si l'aversion olfactive du troll -- démoniaque -- pour le genre humain -- les "chrétiens" -- est apparemment totale et définitive, puisque recouvrant l'opposition païen-église, elle n'en retrouve pas moins de vieilles représentations tournant autour de l'Au-delà et de la mort, d'où l'importance de ce motif dans les contes, et son maintien.
Selon un procédé dont furent aussi victimes d'autres êtres merveilleux, et tout comme celle du troll, l'image de l'ogre amateur de chrétiens dodus a été minimisée par l'accentuation de son caractère stupide, et le vieux dieu païen a fini par être relégué au rang des épouvantails pour enfants. 

Pégase : Dans la mythologie grecque, c’est le cheval ailé, fils de Poséidon, (dieu de la Mer), et de la Gorgone Méduse. Pégase sortit du cou de Méduse, ou est né de son sang, lorsqu'elle fut tuée par le héros Persée. Peu après sa naissance, il frappa le sol du mont Hèlikon et fit surgir une source. Elle devint sacrée pour les Muses (les neuf déesses qui présidaient les arts et les sciences) et une source d'inspiration poétique. Créature impossible à capturer, Bellérophon, prince de Corinthe, suivit les conseils d'un devin afin de dompter le cheval Pégase : il passa une nuit dans le temple de la déesse Athéna. Pendant qu'il dormait, la déesse lui apparut avec une bride en or et lui dit qu'elle lui permettrait d'attraper Pégase. Quand il se réveilla, Bellérophon trouva la bride en or et put ainsi capturer et dompter le cheval ailé. Pégase se révéla ensuite d'un grand secours pour Bellérophon, lorsqu'il affronta les Amazones et la Chimère (monstre soufflant des flammes, fils de Typhon).
Mais Bellérophon fut perdu par son propre orgueil : alors qu'il cherchait à s'envoler vers l'Olympe pour se joindre aux dieux, le cheval le jeta à terre, laissant Bellérophon errer comme un malheureux et haï par les dieux. 
Pégase trouva refuge dans les stalles olympiennes et fut chargé par Zeus de lui apporter sa foudre et ses éclairs. 
De plus, dans l’antiquité tardive, le col de Pégase évoquait celui de l’âme immortelle. L'histoire de Pégase fut un des thèmes favoris de l'art et de la littérature grecs: le vol majestueux du cheval a souvent été interprété comme une allégorie représentant l'immortalité de l'âme. Aujourd'hui il est plutôt considéré comme un symbole de l'inspiration poétique; c'est en ce sens qu'il est chanté par Victor Hugo dans deux poèmes, dont l'un ouvre et l'autre ferme. Les Chansons des rues et des bois : "Le Cheval" et "Au Cheval"; cette dernière pièce constitue l'aboutissement de la vision hugolienne sur la s"fonction du poète".
 

Phénix : Ils tiennent également pour sacré un autre oiseau que je n'ai vu qu'en peinture. " C'est ce que raconte Hérodote au sujet du phénix, un oiseau fabuleux qui, croyait-on, vivait aux sources du Nil. Les Égyptiens affirmaient que l'animal, semblable à un aigle mais paré de plumes rouges, bleues et dorées, n'était visible que tous les cinq cents ans. Il venait d'Éthiopie, transportant la dépouille de son père, enfermée dans un oeuf modelé dans la myrrhe, afin de le faire brûler solennellement à Héliopolis, dans le temple du Soleil. De ce bûcher funéraire naissait un nouveau phénix. Une autre tradition affirme que le phénix était immortel, puisqu'il était capable de vivre plusieurs milliers d'années avant de renaître de ses propres cendres. La mythologie chinoise, elle aussi, parle d'un oiseau fabuleux dont le mâle se distinguait de la femelle par un détail curieux: il avait trois pattes ! Pour les écrivains chrétiens, le phénix était un symbole de résurrection. 

Roc : Roc, énorme oiseau mythique des Mille et Une Nuits, réputé pour sa force colossale, qui lui permettait de transporter sur son dos des éléphants jusqu'à son nid, pour les dévorer. Le nom de Roc est issu de l'arabe Rukhkh. Cet oiseau apparaît dans l'une des aventures fantastiques de Sindbad le Marin, héros d'un conte des Mille et Une Nuits. Le conte dit qu'au cours de l'un de ses voyages Sindbad le marin s'endormit sur l'île où demeurait l'oiseau-roc. Abandonné par ses compagnons, il découvrit le nid du Roc et s'y dissimula. Le lendemain, il quitta l'île, attaché à l'une des pattes du Roc qui partait à la recherche de proies. Le thème de l'oiseau géant revient souvent dans la mythologie mondiale : dans la tradition hindoue, par exemple, le dieu-oiseau Garuda transporte Vishnou sur son dos. Un oiseau monstrueux apparaît également dans les mythes perses. 

Satyre : Être à corps humain, mais à cornes et pieds de chèvre, de bouc. Il vivait dans les bois et était associé à la fertilité.

Sirène : En grec, seirên a plusieurs sens : chant, corde, ce qui brûle. " Sirène " pourrait donc signifier " celle qui fascine par son chant, qui a l'ardeur du midi ". Dans la mythologie grecque (et plus tard dans la mythologie romaine), les Sirènes étaient des divinités marines qui attiraient les navigateurs par leur chant envoûtant. Ceux qui se laissaient séduire et détourner de leur route par ces créatures allaient vers une mort certaine. Dans lOdyssée d'Homère, afin de protéger ses compagnons, Ulysse leur bouche les oreilles avec de la cire. Tout d'abord, les Sirènes ont été représentées ailées, avec un visage et une poitrine de femme sur un corps d'oiseau. Ce n'est que plus tard que leur partie postérieure devint une queue de poisson. La légende diverge en ce qui concerne leur demeure habituelle : près du détroit de Messine ou le long des côtes de Sicile, ou encore, au sud dans la mer Tyrrhénienne. Les Sirènes inspirèrent d'innombrables artistes : écrivains, poètes, musiciens et sculpteurs les évoquèrent souvent selon la croyance populaire ou leur imagination.  Les zoologues, eux aussi, se laissèrent séduire par cette créature fantastique : ils appelèrent " siréniens "  le groupe de mammifères dont l'apparence pouvait rappeler les dangereuses enchanteresses de la légende antique : dugong (ou vaches marines), lamantins.
Les Sirènes étaient généralement 2,3 ou 4 ! Et sont généralement les filles d'Achéloos et d'une muse (Melpoméne ou Terpsichore). Il ne faut pas oublier qu'elles sont dépitées de l'échec (Ulysse et la cire) et donc elles se précipitent dans la mer et meurent... Dans la mythologie grecque, les sirenes etaient les nymphes de la mer, mi-femmes mi-oiseaux, filles du dieu de la mer Phorcys. C'est sur les conseils de Circe qu'Ulysse boucha les oreilles de ses compagnons et se fit attacher au mat du bateau afin de pouvoir entendre leurs chants sans danger. Dans une autre légende, les Argonautes échappèrent aux sirènes grâce à Orphée qui, à bord de l'Argo, chanta si bien qu'il couvrit leur chant.

Sphinx : Dans la mythologie grecque, monstre à visage et buste de femme, au corps de lion et aux ailes d'oiseau. Accroupi sur un rocher, il accostait les voyageurs qui voulaient entrer dans Thèbes en leur posant une énigme, «!Qui a quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir!?!». S'ils ne trouvaient pas la réponse, il les dévorait. Quand le héros Œdipe eut répondu : «C'est l'homme qui marche à quatre pattes quand il est enfant, marche debout quand il est adulte et a besoin d'une canne dans sa vieillesse», le Sphinx se suicida. Pour l'avoir débarrassé du monstre, les Thébains firent d'Œdipe leur roi. Dans l'ancienne Égypte, les sphinx étaient des statues représentant le roi ou le dieu Soleil, sous l'aspect d'un lion à tête de pharaon. La plus fameuse de ces figures est le grand Sphinx de Gizeh, près de la pyramide de Khéphren. Datant d'avant 2500 av. J.-C., celui-ci mesure environ 20 mètres de haut et 53 mètres de long. Le sphinx "d'Oedipe" (celui qui pose les énigmes) est le frère des Harpyes


Sylvanien : Les Sylvaniens proviennent de la mythologie du monde imaginé par J.R.R. Tolkien, la Terre du Milieu, dans le Silmarillion et le Seigneur des anneaux. On les appelle les Ents (les Elfes Sindarin les nomment Onedrim). Ces êtres mi arbres mi hommes furent inventés par Yavanna, la déesse Vala de la Terre et de tout ce qui y pousse, afin de protéger les arbres. Ils sont nés des os de la terre. Ils furent parmi les plus anciennes créatures à fouler la Terre du Milieu et parcouraient les forêts qui la recouvraient en majeure partie durant le Premier Age. Les Sylvaniens-Ents peuplent les forêts, tandis que leurs compagnes s'occupent des jardins. Mais, au cours du Second Age de la Terre du Milieu, les Sylvaniens-Ents ont perdu la trace des Ents-femmes : ils sont partis à leur recherche, mais on ignore ce qu'elles sont devenues. La Chanson des Ents laisse espérer qu'ils se retrouveront à la fin des temps. De haute taille (plus de quatre mètres), ils sont d'un naturel calme et très lent, passant leur temps à converser avec les arbres dont ils sont les Gardiens. Mais lorsque la colère les réveille, ils deviennent soudainement violents. Leur force est redoutable : ils peuvent briser la pierre, produisant en quelques secondes les mêmes dommages que font les racines des arbres en un siècle. Extrêmement résistants, il faut un grand nombre d'assaillants pour en venir à bout : "un homme qui taillade une fois un Ent n'a jamais l'occasion de frapper une seconde fois". Les flèches n'ont d'autre effet que de les énerver davantage. Le feu reste encore la meilleure façon de les vaincre. Ils possèdent en outre le pouvoir d'éveiller les arbres, rassemblant alors des armées inquiétantes et considérables. En témoignent l'assaut de l'Isengard, place-forte du magicien félon Saroumane, et la bataille du Gouffre de Helm, dans le Seigneur des anneaux. Les Ents ne meurent pas de vieillesse. A moins d'une mort accidentelle (ce qui arrive rarement, vu leur endurance), ils se transforment peu à peu en arbres, ralentissant progressivement leur activité. Ils se confondent donc à terme avec leur milieu environnant. Leur haine envers les porteurs de hache se tourne principalement vers les orques. Ils tolèrent depuis peu à leur côté la présence des nains (même s'ils eurent déjà l'occasion de les affronter et de les vaincre en d'autres temps), mais préfèrent de loin la compagnie des Elfes. Leur présence dans les Remparts d'Erathia est désormais un gage d'expérience et de protection efficace. Sylvain, dans la mythologie romaine, dieu des Forêts et des Champs, protecteur du bétail et des troupeaux. À l'origine, divinité nommée uniquement par l'adjectif silvanus (en latin, «vivant dans la forêt»), il fut assimilé plus tard aux dieux pastoraux Pan et Faune. 

Titan : Dans la mythologie grecque, ce sont les douze enfants d'Ouranos et de Gaïa, le ciel et la terre, et quelques-uns des enfants de ces douze. Souvent appelés les anciens dieux, ils furent pendant longtemps les maîtres suprêmes de l'univers. Ils étaient d'une taille énorme et d'une force remarquable. Cronos, le plus important des Titans, régna sur l'univers jusqu'à ce qu'il soit détrôné par son fils Zeus qui s'empara du pouvoir. Les autres Titans et Titanides importants étaient Océan, le fleuve qui entourait la terre, Thétis, sa femme, Mnémosyne, déesse de la Mémoire, Thémis, déesse de la Justice divine, Hypérion, père du soleil, de la lune et de l'aube, Japet, le père de Prométhée qui créa les mortels et Atlas, qui portait le monde sur ses épaules.  De tous les Titans, seuls Prométhée et Océan se mirent du côté de Zeus lors de la guerre contre Cronos qui dura dix ans et prit fin lorsque Zeus délivra les Cyclopes et les Hectanochires (géants pourvus de 100 armes). En récompense, ces deux Titans furent honorés alors que les autres étaient condamnés à subir d’éternels tourments, enfermés dans le Tartare. À la fin, cependant, Zeus se réconcilia avec les Titans et Cronos devint maître de l'Âge d'or. avoir vaincu les Titans, Zeus et les Olympiens durent entreprendre une nouvelle lutte contre les géants, nés du sang qui coulait de la blessure d'Ouranos mutilé par Cronos. Colosses d'une taille immense, ils avaient un torse terminé par une queue de serpent. d'une bravoure indomptable, ils entreprirent d'empiler des montagnes afin d'atteindre l'Olympe. Les Dieux repoussèrent les géants à l'aide d'Héraclès qui repoussa les montagnes, et de Prométhée.  Zeus, pendant ce temps, les foudroyait dans la joie et la bonne humeur. Les quelques géants survivants, comme Encelade, furent enfermés dans les profondeurs de la terre (d'après le Dictionnaire de la Mythologie grecque et Romaine, Larousse).

Troll : Troll, dans la mythologie nordique, créature nocturne incarnant l'esprit malin de la nature, tantôt considérée comme un implacable ennemi des hommes, tantôt comme un esprit farceur. D'apparence humaine et de taille variable, plutôt vilains, les trolls des traditions les plus anciennes ne craignaient que les rayons du soleil, qui les transformaient en pierres ou les faisaient exploser. Ils habitaient les forêts, ou dans de profondes cavernes, ou encore dans des châteaux érigés sur le sommet des collines. Leur occupation principale consistait à détrousser et à dévorer tout voyageur assez fou pour s'aventurer dans leur domaine à la nuit tombée. Dans un folklore plus récent, les trolls devinrent moins terrifiants et moins malfaisants, même s'ils commettaient encore des actes de pure méchanceté, se plaisant par exemple à enlever les jeunes filles. Dotés de pouvoirs magiques, ils exerçaient pour ou contre les humains leur don de prophétie et leur capacité de changer de forme. En dehors de la Scandinavie, les trolls furent assimilés dans les légendes aux «!petits hommes!», qui vivaient dans des monticules de terre à la limite des champs cultivés et accomplissaient des actes de malice. Les trolls apparaissent dans un certain nombre d'œuvres littéraires : dans Peer Gynt, de Henrik Ibsen, ils incarnent les forces du mal. Le plus souvent, dans les contes pour enfants, comme le Hobbit de J.R.R. Tolkien, ce sont des créatures très dangereuses

Vampire : Le Vampire est le plus connu de toutes les créatures mythiques familières aux Slaves et à leurs voisins. Le mot vient du Slave Méridional « vampir » mais prend parfois d’autres formes selon les langues : upir, upyr, upior…).  Au XIXè siècle, la croyance aux vampires était plus répandue chez les Biélorusses et chez les Ukrainiens que chez les Russes. Cependant, c’est à l’Ouest (Katchoubes, qui vivent à l’embouchure de la Vistule), et au Sud, que cette croyance avait une forte emprise.  Ainsi, dans les pays Slaves du Sud, la croyance aux Vampires était solidement imbriquée avec celle de Loup-Garou, à tel point qu’aujourd’hui, « Vampire » se dit « Vukodlak » (« poils de loup »). Mais, contrairement aux Loups-Garous, les Vampires sont la manifestation des esprits impurs des morts. Certaines catégories de gens deviennent des vampires après leur mort ; c’est le cas des Loups-Garous, des Magiciens, des Sorcières, des Pêcheurs et des Impies (qui, en Russie, incluaient les Hérétiques). Dans certains pays (en Bulgarie, par exemple), on soupçonne les meurtriers, les voleurs, les prostituées, et autres indésirables de se transformer en Vampires. Même les croyants morts de mort naturelle peuvent devenir des Vampires, notamment si les rites funéraires n’ont pas été respectés, ou bien lorsqu’ils sont morts prématurément (les suicidés, par exemple). Mais les personnes conçues ou nées un Jour Saint, les enfants morts-nés, et ceux qui ont à la naissance une excroissance osseuse au bas du dos ou des dents particulières, sont désignés comme Vampires. Les Vampires ne pourrissent pas dans la Tombe, ils sont souvent enflés, et le cadavre peut remuer dans le cercueil (les Macédoniens croyaient que le corps se retournait).
À Minuit, ils vont dans les maisons (généralement sous forme de chauve-souris) pour sucer la sang de ceux qui dorment (afin de se nourrir ?) ou avoir des relations sexuelles avec eux - ce sont souvent les personnes de leur propre famille, qui ensuite dépérissent et meurent. Il arrive aussi aux Vampires de sucer parfois la chair de leur propre poitrine, ou leurs vêtements mortuaires, ce qui dans les deux cas provoque la mort de leurs familiers. On trouve aussi des Vampires aux carrefours ou dans les cimetières, où ils guettent leurs victimes, parfois enveloppés d’un linceul. Il existe de nombreux moyens pour combattre les Vampires :
Certains ont pour but de permettre au Vampire de reposer en paix : on place dans la Tombe de petites croix en bois de peuplier, ou encore de placer des graines de Lin ou de Millet, qu’ils s’occuperont à compter (croyance Macédonienne et Katchoube). Parmi les mesures plus radicales, la plus connue est l’aubépine taillée ou le pieu de Tremble planté dans le corps, ou encore un pieu ou un clou dans la tête.  Autrement, le corps était décapité (Slaves de l’Ouest), démembré (Slaves de l’Ouest et du Sud) ou bien l’on mutilait les talons et les chevilles pour l’empêcher de se lever (Croatie).
De plus, l’emploi de plusieurs talisman et de certaines herbes (notamment l’ail) peuvent faire reculer les Vampires, mais il est difficile de s’en débarrasser
Notons que la croyance aux Vampires existe encore dans les régions reculées et parmi certaines communautés Katchoubes, notamment au Canada. De plus, Dracula (1897), le roman de l'écrivain anglais Bram Stoker, qui renoue avec le thème et fait du vampire un comte de Transylvanie, inspira de nombreux réalisateurs de films d'horreur.

Zombie : (Du créole zonbi : "fantôme"), dans le culte haïtien vaudou, corps sans âme animé, capable de répondre à des ordres simples et d'accomplir des tâches manuelles. Le zombie fait partie de la tradition haïtienne. Les sorciers, "houngan", ou bien encore certains esprits des morts puissants, sont capables de ramener les morts sur terre ou d'aspirer les âmes des vivants hors de leur corps. Le zombie devient alors l'esclave de celui qui l'a rappelé et le sert dans un état de transe cataleptique. Il est à noter que le zombie est désormais un des personnages classiques de la littérature et du cinéma fantastique, au même titre que les vampires et les loups-garous. A l'inverse des Anges qui dont des espits sans corps, est les Zombies des corps sans esprit, qui provoquent le mal et la desruction, héros tout trouvés pour une certaine littérature qui les a rendus célébres !


Ecrit par Izzy, à 03:32 dans la rubrique "" - Mise à jour : Mercredi 2 Mars 2005, 19:40.

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