Vendredi (15/09/06)
Ma veine infectée
Et la maladie parcours mon corps
La petite poupée au maquillage noir s'adosse contre un mur à l'odeur âcre, humide, seul, lui aussi enchaîné au théâtre du temps qui renie sans cesse son pouvoir de spectacle. Et nul ne sait comment arrêter le temps qui continue de s'infiltrer en cet endroit si lugubre... Même les lumières sont floues, imprécises, insignifiantes... De plus en plus imprécises... Les lettres se refroidissent, les mots aussi, le coeur se glace, se détruit, brûle, fond, s'évapore...
Quelle maladie frôle ainsi mon corps affaiblit ces derniers jours ?
Comme-ci le songe, ce pur savoir, voulait ignorer ce qu'il savait déjà... Cette robe déchirée, durement cousu, salit par la plus haute des colères ; après caprices et pleures, la solitude est une longue rive, une noyade égorgante, elle ne pleura plus jamais mais souffriras pour figer ses pensées dans la glaciale ère de la souffrance, maîtresse de tous les temps...
Et que cette veine, continue à répandre cette inlassable maladie... Dans mon corps.
Ecrit par Izzy, à 19:45 dans la rubrique "Archives Chapter 2" - Mise à jour : Dimanche 4 Mars 2007, 03:59.
Mardi (05/09/06)
Et supporter ta mort est un châtiment...
Tchevski maintenant seule
Le temps passe vite, les querelles sont là mais notre attachement est divin et sans enfantillages. Une bouffée d'adrénaline qui ne permet pas à l'autre de pouvoir s'en faire, quand l'un et l'autre sont adossés ensemble. Quelle importance maintenant que tu es parti sans moi vers la mort ? Deux mécanismes attachés ensemble apparement indétâchables ; qui aurait prédit que la fin été proche ? Que les séparations seraient si brutales ? Et que mon coeur finirait d'exploser pour toujours... Vaine est la vie à présent, je ne veux pas continuer seule sans ton petit regard endormi : nous étions invincibles.
Maintenant, je suis au bord du gouffre. La réalité est si agressive... Corps froid endormi près de cette même tonalité de mon coeur brisé à jamais.
Nous serons éternels, mon petit préféré de tous que j'aime tant, sans le mot "fin" : I love you forever.
Nés presque en même temps, mais pas morts au même instant, alors que la même maladie circulée dans nos veines... Voilà que s'éteint le chapitre des jumeaux : ceux qui avaient grandit ensemble pour vivre dans l'éternité qui brutalement s'éteignit dans le froid de cette cave pourtant moins effroyable.
Je te rejoindrais un jour. Je le sais et le chapitre pourra continuer sans insouciance.
Tchevski reste désormais seule.
Et la petite fille disait d'une voix enjouée "mon petit chéri, où es-tu ?"

Ecrit par Izzy, à 19:19 dans la rubrique "Archives Chapter 2" - Mise à jour : Dimanche 4 Mars 2007, 04:00.
Lundi (04/09/06)
Veille de l'insouciance
Je ne suis ni une nervrosée, ni une intello prête à faire un arrêt cardiaque devant les notes... L'encre peut-être un torrent de lamentations, il ne m'intéresse nullement. Ceux qui se presse pour arriver, qui sente l'inquiètude circulée dans leurs veines comme l'insécurité du danger toujours présent. Des crocs qui serrent et brisent... Tant de mots pour définir l'adolescent qui prend des cachets pour bien dormir, révise bien son petit cahier fleurit et qui ne se détend jamais, refusant toute bière et drogue.
J'adore la liberté, le goût de faire des choses folles, le danger, la thèse de celui qui fait ce qu'il veut en sa propre politique ; le serpent qui dort et qui sait plus de choses mais qui se tapit tranquillement pour tout garder. Mais les serpents sont tous différents ; certains font le mal et d'autres le bien. Tant qu'on ne le réveille pas de force, son poison reste intact dans son petit estomac.
Encore un an, avant de tâter de la beauté allemande... Ah ! Que le temps est long...
Ecrit par Izzy, à 20:39 dans la rubrique "Archives Chapter 2" - Mise à jour : Dimanche 4 Mars 2007, 04:00.









