Dimanche (29/06/08)
Fillette
Notre échange
Les choses n'ont plus aucun intérêt, toi qui t'épaissit sous la lumière et qui disparaît... La malade de la vie ne peut être autre que moi, qui ne supporte ni les couleurs, ni cette pitoyable gaieté qui règne. Puisque tout tend à mourir, mon âme, mon corps, et tout ce qui reste de mon esprit, de ce que la nature nous supprime à chaque instant, qu'elle soit rapide...
Sans tes jambes, fillette, tu ne peux plus courir ni espérer te blesser ; puisque l'écorchure t'a retirée tes pas ; laissant le serpent mordre tes veines bleutées, alors tu dois attendre ton péril, et écouter ta torture entre les lignes propres de tes mains ou ta douleur fébrile. Tu ne peux plus errer, mais je le ferai pour toi, là où nous cherchons tous à rester ; il n'y a que la haine qui nous maintiennent en vie, et son héritage est précieux.
Toi tu me feras disparaître, et moi je te rendrais ta vie. Ôte-moi du monde, parce que tout se détruira : j'en suis la principale auteur.
Dimanche (15/06/08)
Errer ou mourir
Ni vivre, ni survivre, déjà morte dans l'âme, il ne reste qu'a errer avant que la mort définitive morde mes lambeaux avec son soin précieux. Si j'avais encore un souffle, je pourrais révolutionner ce que je dois révolutionner, et si j'avais encore la force je tuerai les langues avant qu'elles ne se justifient à moi, mais ce sont elles qui se font échos bruyantes, disparaissent et m'assourdissent.
Et les goûts se disperçent, la vie s'étrangle, la vue également, je n'ai plus qu'un coeur pour souffrir, et c'est tout ce qu'il me reste. Et quand le sang cessera de se répandre, les barrières ne seront plus, et je ne serai plus que l'errant fleuve du silence.
Si la gargouille encore de pierre ne désire pas bouger, c'est que son corps déjà est fissurée par la mort.

Ecrit par Izzy, à 19:50 dans la rubrique "News" - Mise à jour : Dimanche 15 Juin 2008, 21:07.
Vendredi (06/06/08)
L'étouffement
Chaque os, chaque fibre, chaque fragment porte la lourdeur ; comme un squelette porte les fantômes dont il n'accouchera plus jamais. Et tout ce qui pèse, se brise dans chaque mouvement ; mais ce mal ne s'expulse plus entre des lèvres endoloris.
Et tout ce qui s'étouffe, s'étire entre mes doigts, serre et étrangle mon cou, entre ces draps blancs, entre ce visage enfonçé dans le tissu mortel. Redonne-moi vie. Avant que je ne sombre au plus profond de l'errance elle-même. Cette errance dont je croyais être revenue, et qui suit mon trépas en m'enfonçant dans la rougeur de l'âme.
Juste le poids de tes mains sur les miennes... Effacerait ma douleur.
Mais je suis dans la gorge du néant.

Ecrit par Izzy, à 23:27 dans la rubrique "News" - Mise à jour : Samedi 7 Juin 2008, 01:11.
Jeudi (22/05/08)
L'organe qui n'est plus
Ignore, ou si tu n'ignore pas, détruis le problème.
Là où tout semblait reprendre vie, ce n'était qu'un semblant où la mort rôde encore chaque seconde. Chaque guérison n'est rien de plus qu'un mensonge, où les damnés ne cherchent qu'a souffrir pour continuer à être ce qu'ils ont toujours été ; que la maladie soit, parce qu'il n'y a rien que nous voudrions vraiment changer. Hormis ce qui nous enchaîne... Sous des pans de terreurs, où d'autres se noient, nos mains froides broient l'eau sans toucher leurs squelettes.
Et c'est la bouche froide des furies ennuyeuses qui disparaissent à leurs tours ; ce ne sont plus nos obséssions, ce ne sont que des filets amers, qui nous poursuivent et nous pénétrent d'entraille à entraille, et lorsque ces filets ont toucher la chair froide d'un coeur qui n'est plus, plus aucun ne se retient de devenir muet. Criant seulement sous une chair endoloris, incapable de parler.
Si ils ne se détruisent pas, si je ne les détruit pas, alors que la mort nous emporte.
Mardi (11/03/08)
Le son des chaînes
J'entends leur bruit, la lumière revient brûler, bienveillante aux apôtres ignorants, ignoblement différents de nous. Le son claque, foudroie les roches aiguisées. La lumière qui nous tue, la lumière des autres mais pas des nôtres, enchaîne et brise, cloue la lumière à nos yeux.
Je me bats sans cesse pour toi, et quand les temps s'appaisent, le péril reprend. Je ne veux pas que te posséder, je veux te vivre.
Ma noble liberté ; que mon corps en soit sauver, sinon que la mort emporte toute mon honorable fierté...
Jeudi (28/02/08)
Les tours
Les Damnés
Tout en moi brûle toujours autant ; la haine, la colère et la tristesse. Que les gardiens des tours gardent leur chaînes sanglantes, et se meurent par l'odeur du sang qui se venge, par l'acide de la chair qui pleine de colère, tremblante de veines avec l'ardeur de vengeance. Les évadés, mes tendres frères... Mes cloisons brisées, que vos corps imprégnent la poussière de mon même effroi, ces gris insolents, cette humidité malade, qui fait ramper le serpent dans notre bouche, et nous étouffe, étreint la bile sans qu'elle ne sorte de nos côtes ; cracher du vide, aucun souffle.
Nous sommes inaccessibles, m'as-tu répété, et la raison t'a bien trouvée ; personne n'aura plus rien de moi. Nous sommes damnés ; alors restons-le.
Dimanche (24/02/08)
Le seul rêve
Je ne sais ce que cela veut dire, ou bien les choses me dépassent ; mes rêves me montrent que je te rejoins, que je cherche sans cesse, quitte à errer pour reprendre vie devant tes yeux.
Je crache du sang, et mon coeur perd de son ardeur. Le temps où mon sang coule sur l'herbe, entre les eaux froides et sans pitié qui me tiraillent est là ; entre le soleil brûlant qui m'aveugle, et me tue... Je sais trop de choses, la douleur en résulte. Paralysées par des chaînes ; de nouveau, je ne fais plus qu'attendre que ma colère s'échappe pour vivre. Le coma m'endort encore trop... Mais je te vois... Je peux tout avoir en l'ordonnant, et pourtant le silence règne.
Samedi (23/02/08)
[Sequelles]
Que les sequelles s'enveniment jusqu'a la mort.
"Laisse-moi aller dans tes bras, et fermer les yeux pour ne jamais les rouvrir."
Peintre et muse séparaient ; toi qui grandis dans le sang et l'autre qui souffre dans le sien. Doux adorateur de la nuit, sous chaque lame un soupire, sous chaque soupire une âme qui se détruit. Ton âme implose, la mienne se consume. La cendre t'aura, et m'aura aussi. Toi qui meurt, et moi qui me noie... Et m'abandonne.
Et le sang sur mes yeux ne me fait plus rien voir que les échos du coeur qui s'arrêtent. Le coma resurgit... Et je ne peux plus parler, seulement voir les silhouettes de mon coeur qui disparaissent parce que mes yeux ne s'ouvrent plus.
Je n'aurai peut-être jamais ta main...
Lundi (10/12/07)
La soif
[De]
La soif est devenue plus pressante.
Et même si mon mal persiste, la soif ne purge pas dans la source. Ils s'élèvent comme les colosses les plus nobles, les plus sombres, les plus vivaces d'atrocités, mais comment leur donner vie quand l'encre ne coule que trop peu, se coupe, fuit, et n'existe que dans la folie imaginatrice ?
Tous les sons se détruisent, s'entretuent, se massacrent jusqu'a lécher le sol d'un grassieux geste pour réeintégrer le corps, mais ils n'y parviennent pas, car tendant ses doigts, l'encre éblabousse son plein possésseur. La création même, réside dans tes mains.
Mardi (12/06/07)
La prison de ton âme
[Seele]
La prison. Celle-ci. Pas celle des autres.
Les flammes même ne sont pas aussi douloureuses et leurs fins sont pures. Pire que le sub-conscient qui se manifeste et t'étouffe de la même façon que tu serre ses barreaux entre tes doigts qui voudraient détruire, créer ou sentir quelque chose à serrer pire que cela pour faire passer toute douleur. Elle est la pire de toute, la pire, et insupportable, prête à tuer tout sur son passage. Celle qui serre ton coeur, qui l'empoisonne d'horribles pensées, celle qui te tiraille alors que les réponses te furent données et devraient être aussi claire que tes pensées. Et quand tout serre, t'étouffe, alors la voix se détruit, et ton corps s'épuise, et le reste aimerait retrouver ce qu'il aima au plus profond de lui, ce qu'il aimera encore et toujours. Ta liberté. N'est pas aujourd'hui d'actualité. Ni elle, ni lui ne sont accessibles.
Zerde leva la tête. "J'y suis passée, j'y suis restée et je la détruirais! Disait Tchevski", dans les échos et les mirages, le rire assassin se dressa en guise de réponse. "Rit, Rit encore ! Moi aussi je passerai au travers des murailles. Comme ma reine."








